Le monde observait hier la Journée mondiale du Diabète, l’accent étant mis cette année sur le petit-déjeuner, le repas décrit comme étant « le plus important de la journée ». Dans ce sillage, le Dr Veenoo Basant Rai, présidente de la Mauritius Diabetes Association (MDA) et représentante à Maurice de la Fédération internationale du Diabète, fait le point sur ce mal silencieux. Elle note que, très souvent, le problème des patients mauriciens est « la non-adhérence aux traitements » du fait que le diabète est souvent asymptomatique. Le patient se dit alors : « Je me sens bien, pourquoi devrais-je prendre des médicaments ? ». Pourtant, souligne-t-elle, les complications liées à cette maladie « sont très graves », car pouvant affecter n’importe quelle partie du corps.
 
On sait tous que le problème du diabète à Maurice est préoccupant. Qu’en est-il à ce jour ? Les chiffres sont-ils toujours aussi alarmants ?
Que ce soit au niveau mondial ou à Maurice, le taux de diabète est toujours alarmant. Actuellement, environ 350 millions de personnes sont atteintes et l’on prévoit une augmentation dans le futur. Depuis que la société s’est modernisée, elle a vu un changement de mode de vie, surtout chez les jeunes. Les gens sont en général plus sédentaires et leurs habitudes alimentaires sont de moins en moins traditionnelles. Les fast-foods sont de plus en plus présents lors des repas, avec beaucoup de fritures. Les repas consommés sont moins nourrissants et incomplets et, de fait, le risque de souffrir du diabète est plus élevé. Ce mode alimentaire, couplé au manque d’exercices physiques et au stress, constitue un cocktail explosif. Dans le passé, on trouvait le diabète de type 2 chez les personnes au-dessus de 40 ans. Aujourd’hui, nous avons des patients très jeunes, à partir de 14 ans, surtout lorsqu’ils ont des prédispositions familiales.