L’enquête policière sur le corps d’un homme repêché hier matin dans le lagon d’Anse-Jonchée a révélé une affaire d’agression sur fond de liaison extraconjugale. Benoît Monty, 58 ans, habitant Rivière-des-Créoles et maçon de son état, a été roué de coups avant d’être jeté à la mer. À ce stade, le beau-fils de sa maîtresse a été appréhendé par la police en attendant l’arrestation de son complice et ami.
Les informations disponibles indiquent que ce sont les traces de blessures et de griffures décelées sur le corps de la victime Benoît Monty, après avoir été repêché à Anse-Jonchée vers 7 h 30 hier, qui ont mis les enquêteurs sur la piste d’une éventuelle agression. Les premiers recoupements d’informations effectués par la Criminal Investigation Division de Mahébourg devaient permettre de remonter jusqu’à la maîtresse de la victime, une femme de 58 ans, habitant la région de Rivière-des-Créoles. Cette dernière leur a révélé qu’elle entretenait une liaison avec Benoît Monty et qu’elle s’était installée chez ce dernier il y a quelque temps. Mais tout récemment, elle aurait décidé de retourner vivre chez elle.
Le maçon Benoît Monty a tenté dimanche de ramener sa compagne chez lui. Mais la situation aurait dégénéré et il l’aurait agressée. Le beau-fils de la maîtresse, J.M.A, 17 ans, serait intervenu pour la défendre. Et au cours des échauffourées, Benoît Monty aurait pris la fuite. Cependant, il aurait été rattrapé un peu plus loin par l’ado de 17 ans et son ami, un dénommé Steve M. âgé de 24 ans.
Après son arrestation le beau-fils serait passé aux aveux, indiquant que son complice et lui ont agressé Benoît Monty avant de balancer son corps à la mer. L’autopsie pratiquée par le médecin légiste, le Dr Baichoo, a attribué la mort à des suites d’une « asphyxia due to drowning ».
Le suspect devrait comparaître devant le tribunal aujourd’hui pour son chef d’accusation provisoire en attendant les prochaines étapes de l’enquête policière. À ce matin, le complice de l’adolescent n’avait pas encore été arrêté par la CID de Mahébourg.
L’enquête se poursuit.