L’Office of the Director of the Director of Public Prosecutions a confirmé la recommandation de l’enquête du Central CID à l’effet que le lieutenant de la Special Mobile Force (SMF) Atmanand Sookur soit poursuivi au pénal pour homicide involontaire. L’acte d’accusation a déjà été logé en Cour intermédiaire et les témoins, dont des membres du Groupement d’Intervention de la Police Mauricienne (GIPM), convoqués pour octobre prochain. La conclusion est que la responsabilité de cet officier de la SMF, Training Instructor de son état, est engagée dans la mort par noyade de deux éléments de la SMF sous son contrôle, les Privates Louis Sylvestre Nanon (22 ans) et Nitish Kumar Binda (23 ans). Ce drame s’est déroulé le samedi 29 septembre 2012 lors d’une séance d’entraînement à Sept-Cascades, plus particulièrement dans le bassin de 55 mètres.
Dans un premier temps, ce drame faisant deux victimes dans ce corps d’élite de la SMF avait fait l’objet d’un “Cover-Up” au plus haut niveau en vue de dissimuler les circonstances de cette noyade. La thèse de l’accident impliquant le Private Nanon avait été initialement colportée. Mais avec les aveux subséquents des cinq autres rescapés de cette séance d’entraînement de la SMF, le lieutenant Sookur a fait valoir son droit au silence lors de son interrogatoire au QG du Central CID au moment de son arrestation.
Cette enquête placée sous la double supervision des ACP Pregassen Vuddamalay et Heman Jangi a accrédité les faits étalés par les cinq rescapés de cette expédition pour soutenir cette demande d’inculpation formelle. Ils seront les principaux témoins de la poursuite à l’appel du procès en Cour intermédiaire.
Ces cinq aspirants-membres du GIPM, faisant partie du groupe d’entraînement et présents sur les lieux du drame, ont pris à contre-pied la thèse de l’accident impliquant le Private Nanon comme étant le principal concerné. Face aux enquêteurs du Central CID, ils n’avaient eu d’autre choix que de révéler exactement ce qui s’est passé à la Quatrième Cascade après avoir remonté les cascades depuis la station hydroélectrique, située au bas.
Leurs témoignages et la reconstitution des faits sur les lieux ont mis à rude épreuve la responsabilité du lieutenant Sookur dans ce drame. « Alle ! Tire Top. Combat Boots ek naze tou lot bor bassin apre returne », avait lancé l’instructeur de la SMF aux éléments sous son commandement avant le drame de ce samedi 29 septembre 2012.