Le lieutenant de la Special Mobile Force (SMF) Atmanand Sookur est poursuivi en Cour intermédiaire pour homicide involontaire après que deux anciens membres du GIPM, les Privates Nanon et Binda, ont péri noyés au bassin de Sept-Cascades lors d’une sortie d’entraînement le 29 septembre 2012. Lors de l’appel du procès jeudi, son homme de loi, Me Hamid Jaggoo, a demandé à avoir tous les documents relatifs à cette affaire, dont une copie de l’enregistrement vidéo du jour du drame. La poursuite fera part de sa position le 30 novembre.
Le bureau du Directeur des poursuites publiques avait confirmé la recommandation de l’enquête du CCID à l’effet que le lieutenant de la Special Mobile Force (SMF) Atmanand Sookur soit poursuivi au pénal pour homicide involontaire par imprudence. L’acte d’accusation a été logé en Cour intermédiaire en août 2015. La conclusion est que cet officier de la SMF, Training Instructor de son état, a une certaine responsabilité dans la mort par noyade de deux éléments de la SMF, qui étaient sous son contrôle, les Privates Louis Sylvestre Nanon (22 ans) et Nitish Kumar Binda (23 ans). Ce drame s’est déroulé le samedi 29 septembre 2012 lors d’une séance d’entraînement à Sept-Cascades, dans le bassin de 55 mètres.
Dans un premier temps, les circonstances de ce drame faisant deux victimes dans ce corps d’élite de la SMF avaient été dissimulées. La thèse de l’accident impliquant le Private Nanon avait été initialement colportée. Mais avec les aveux subséquents des cinq rescapés de cette séance d’entraînement de la SMF, une enquête avait été initiée et le lieutenant Sookur avait fait valoir son droit au silence lors de son interrogatoire au QG du CCID après son arrestation. L’enquête avait été placée sous la double supervision des ACP Pregassen Vuddamalay et Heman Jangi.
Le procès du lieutenant a été entendu devant le magistrat Vijay Appadoo en Cour intermédiaire jeudi. Me Hamid Jaggoo, qui défend les intérêts du lieutenant, a demandé que tous les documents relatifs à l’affaire lui soient communiqués ainsi qu’une copie de l’enregistrement vidéo du jour du drame. La poursuite, représentée par Me Anuradha Purryag-Ramful, a indiqué qu’elle n’était pas en mesure de lui fournir une copie mais que, s’il le souhaite, il peut s’arranger pour un visionnage aux Headquarters de la police. La poursuite devra toutefois donner son “stand” le 30 novembre sur la requête de la défense pour la communication des documents.