Une dispute entre deux individus a pris une tournure dramatique aux petites heures du matin, aujourd’hui. Vikash Domunsingh, 33 ans, a été poignardé mortellement par l’ex-amant de sa concubine, en face de leur domicile à Allée Père Laval, Ste-Croix. Mandés sur les lieux, des policiers du poste d’Abercrombie y ont arrêté le meurtrier présumé, Marc Marcelin, 30 ans, alias Lopium. Blessée, la compagne de la victime a pour sa part été admise au surgical ward de l’hôpital Jeetoo.
C’est vers 2 heures du matin qu’une violente dispute a éclaté entre trois individus à Allée Père Laval, Ste-Croix. Marc Marcelin, un homme de 30 ans communément appelé Lopium, y aurait mortellement poignardé Vikash Domunsingh, 33 ans, qui y est domicilié. L’agresseur présumé n’est nul autre que l’ex-amant de la concubine de la victime. Après que Vikash Domunsingh s’est écroulé dans sa cour, sa compagne, Ashana Mahadoo, 33 ans, et Marc Marcelin en sont également venus aux mains, une dispute qui s’est poursuivie derrière la maison d’un dénommé Rajen, l’oncle de Vikash Domunsingh, elle-même située derrière celle du couple. Rencontré par Le Mauricien, ce matin, Rajen raconte s’être réveillé en sursaut lorsqu’il a entendu du bruit à l’extérieur, en face de sa salle à manger. C’est ainsi qu’il a trouvé la jeune femme et Marc Marcelin gisant sur le sol dans une mare de sang. Les policiers du poste d’Abercrombie et les premiers secours ont été alertés et les trois individus ont été transportés à l’hôpital Jeetoo, où le décès de Vikash Domunsingh a été constaté. Grièvement blessée au visage, Ashana Mahadoo a été admise au surgical ward de l’établissement tandis que Marc Marcelin a été placé en détention policière après avoir reçu les soins nécessaires. Il a comparu en Cour de Port-Louis aujourd’hui sous une charge provisoire de meurtre, avant d’être reconduit en cellule, la police ayant objecté à sa remise en liberté.
Selon un dénommé Vinay, un cousin de la victime, Marc Marcelin, qui est très connu des services de police, aurait débarqué chez le couple aux petites heures du matin, pour demander à Ashana Mahadoo de retirer la plainte qu’elle avait logée contre lui le 28 décembre dernier pour viol. Cette agression aurait été commise peu avant la Noël. Il ajoute que ce n’est pas la première fois qu’il débarque chez eux exiger cela de cette dernière mais que la dernière fois, « mo ti dire pas pou tire case la et mo ti dire li pas revine encore ». Vers 2 h 15, ce matin, Vinay a été réveillé par sa mère à cause du bruit émanant de la maison du couple, en face de la leur. « Mo ti penser diskission couple », raconte-t-il, car Vikash et Ashana se disputaient souvent. « Mo pas ti pe trouver kisannla ti la a cause ti pe faire noir ». Cependant, il devait vite se rendre compte de la gravité de la situation en apercevant Ashana s’enfuir et se ruer vers le domicile de Rajen, avec un homme à ses trousses, pendant que Vikash Domunsingh hurlait de douleur. Lorsqu’il est descendu, il a trouvé ce dernier, gisant sur le sol, portant de sévères blessures sur tout le corps. « Mone dire li asizer et pas bouzer », explique-t-il. Entre-temps, Ashana et son agresseur présumé s’étaient déjà écroulés, à peine quelques mètres plus loin.
Vinay s’est alors rué vers le poste de police d’Abercrombie, qui se situe à quelques centaines de mètres de son domicile, afin de donner l’alerte. Les policiers ont envoyé une équipe de l’Emergency Response Service (ERS) sur les lieux du crime, ainsi qu’une ambulance. Dix minutes plus tard, les premiers secours étaient déjà sur place et ont pris les trois blessés. « Vikash ti encore vivant mais quand nou ine arrive lopital ti trop tard », précise Vinay. Ce dernier a, en effet, poussé son dernier souffle quelque temps après l’arrivée des urgentistes. Les obsèques de Vikash Domunsingh auront lieu à 16 h 30 vendredi, après l’arrivée de sa fille unique, qui est actuellement en France. Celle-ci est issue de sa précédente union et vit en France avec sa mère.