Le Senior Member of the Bar, Raouf Gulbul, candidat battu de l’Alliance Lepep aux dernières élections générales et repêché en tant que président de la Gambling Regulatory Authority (GRA), se trouve en situation d’échec et mat. La séance de la commission d’enquête sur la drogue, présidée par l’ancien juge de la Cour suprême Paul Lam Shang Leen, ouvre aujourd’hui un chapitre exclusif à la protection assurée par cet homme de loi au trafiquant de drogue Peroumal Veeren, qui purge déjà une peine de plus de 30 ans. En effet, des proches de la trafiquante Parwisa Jeeva sont attendus pour la séance du jour de la commission d’enquête sur la drogue, d’une valeur marchande de Rs 18 millions, en vue de dévoiler des tractations attribuées à Me Gulbul pour tirer d’affaire le parrain des parrains, Peroumal Veeren, dans une affaire d’importation de drogues. Ces révélations pourraient générer des rebondissements à différents niveaux vu que cette « protection » avait été évoquée lors d’un procès aux Assises en 2010. Lorsque sera établie de manière formelle la connexion avec Peroumal Veeren, la situation deviendra insoutenable pour le président de la GRA. Dans cette perspective, l’Alliance Lepep, qui est déjà confrontée à la menace d’une convocation formelle devant la commission d’enquête sur la drogue contre le Deputy Speaker, Sanjeev Teeluckdharry, et éventuellement la Parliamentary Private Secretary, Roubina Jadoo-Jaunbocus, tous deux avec en toile de fond l’ombre de Peroumal Veeren, n’aura d’autre choix que d’appliquer la guillotine en vue d’un Damage Control Exercise politique à hauts risques.
Depuis le début de l’année, le nom de ce Senior Member of the Bar est mentionné comme un des VVIP avec des connexions politiques à haut niveau susceptible de faire partie de la liste sur le radar de la commission Lam Shang Leen. Mais à partir de cet après-midi, les données pourraient s’avérer compromettantes pour cette Rising Legal Star dans le camp du MSM. La commission d’enquête devra prendre connaissance cet après-midi des dessous des tractations initiées par Me Raouf Gulbul « to shield Peroumal Veeren » de tout procès au pénal dans cette affaire d’importation de drogue de Rs 18 millions et de faire Parwisa Jeeva se rétracter dans les dénonciations du prisonnier avec des bijoux en or d’une valeur de plus de Rs 1 million en prison au vu et au su de tous.
Dans des milieux bien informés, on indique que les aveux de la famille Parwisa contre Me Gulbul ne constitueront qu’un détonateur car d’autres révélations sur la méthode Gulbul devraient être « in the pipeline ». Une des premières décisions que pourrait entériner la commission Lam Shang Leen sera d’avoir accès aux Court Records du procès de Parwisa Jeeva aux Assises de même que les conclusions de l’enquête de la police soumises à  l’Office of the Director of Public Prosecutions. Cette enquête avait fait partie des directives du juge présidant au procès de Parwisa Jeeva, qui avait dénoncé les agissements de son avocat en faveur de Peroumal Veeren.
Par la suite, le témoignage de Me Trisha Shamloll, la « Junior qui sait trop », est attendu à la commission de la drogue. Elle devrait étaler le mécanisme mis en place par des « avocats protecteurs » pour que les “Big Boss” de la drogue ne soient pas inquiétés par des dénonciations. Mais cette convocation ne devra intervenir qu’à la veille de celle de Raouf Gulbul, probablement vers la mi-juillet. Mais sur le plan politique, dès cet après-midi, la tension devrait monter d’un cran après l’épisode Parwisa Jeeva. Ce sera la troisième VVIP proche du gouvernement qui sera appelée à s’expliquer sur ses liens avec la mafia de la drogue. Outre le cas du Deputy Speaker, il y a aussi celui de la PPS Jaddoo-Jaunbocus, avec des visites à Peroumal Veeren, à la veille de la dernière campagne électorale (voir fac-similé plus loin).
Jusqu’ici, l’hôtel du gouvernement s’est gardé de faire des commentaires au sujet de ces développements.  Mais comme cela avait été le cas dans l’affaire Choomka à l’Independent Broadcasting Authority, Raouf Gulbul pourrait être appelé à se tenir à l’écart de la GRA, un organisme régissant un secteur d’activité notoirement proche des délits de trafic de drogue et de blanchiment de fonds.