La Senior District Magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing, siégeant à la Bail and Remand Court, a rejeté la demande de remise liberté faite par Abdool Hossen Jewooth, un récidiviste connu pour avoir été mêlé à plusieurs délits de drogue.
Le suspect avait été arrêté par des officiers de l’ADSU alors qu’il avait en sa possession 225 graines de cannabis, ainsi qu’une somme de Rs 26 050. Il répondait d’une accusation de « drug dealing (possession of cannabis seeds with the purpose of cultivating) », délit que l’accusé a nié avoir commis.
Lors des débats sur la motion, le sergent Seewoolall a objecté à la remise en liberté de l’accusé. Il a donné deux raisons, comme suit : 1) risk of re-offending et 2) risk of absconding. Déposant en Cour, Hossen Jewooth a dit qu’il comptait observer toutes les conditions que lui imposerait la magistrate, s’il était remis en liberté. Il a expliqué qu’il est âgé de 62 ans et qu’il a une santé précaire. En outre, il dispose d’un lieu de résidence fixe.
Dans son ruling, la magistrate a pris en considération le casier judiciaire du prévenu. Elle note que depuis 1987, l’accusé a été impliqué dans des drug activities pour lesquelles il a été poursuivi en 1987, en 1995, en 1997 et en 2010. Il a été condamné en 1998 à huit ans de servitude pénale pour trafic de drogue. « It would therefore seem that after his release, he is now again suspected to having committed another drug dealing offence », dit-elle.
Dans le cas présent, il est clair pour la magistrate que si l’accusé est trouvé coupable, il risque une lourde peine, étant donné son casier chargé. Elle ajoute que la gravité du délit pèse également lourd dans la balance. Il y a donc un risque qu’il disparaisse dans la nature.
« Having performed a balancing exercise between the right to bail of the Applicant and the risks which the society may face should the Applicant be the criminal whom he is suspected to be, I find that the public interest demand that a person who is involved in so many drug transactions, should not be granted bail since the consequences to the society are too high », conclut Mme Gayan-Jaulimsing.