Accusé d’être un trafiquant de drogue, le Canadien Allan Stockhall a fait une demande devant la juge Saheeda Peeroo pour obtenir la liberté conditionnelle mais celle-ci lui a été refusée. Me Teeluckdharry doit faire savoir à la Cour si son client veut un early trial car le prévenu veut être représenté par un avocat anglais, le Queen’s Counsel Me James Guthrie.
Allan Stockhall, un Canadien, a été arrêté avec 989,6 grammes d’héroïne en août 2010. Le directeur des poursuites publiques lui intente un procès pour possession of dangerous drugs for the purpose of distribution et drug trafficking sous les articles 30 (1) (f) (ii), 41 (3) et (4) de la Dangerous Drugs Act.
À la première comparution de Allan Stockhall devant la cour d’assises, le 27 juillet, le procès avait été provisoirement fixé entre mars et mai 2012 à la demande de Me Teeluckdharry. Celui-ci a informé la Cour que son client souhaitait retenir les services d’un avocat anglais, le Queen’s Counsel Me James Guthrie, pour son procès. Me Teeluckdharry a ensuite fait une autre demande pour avoir plus de temps et le procès a été fixé au 5 juin 2012.
La juge Saheeda Peeroo a affirmé dans son ruling que ce procès doit être une priorité et veut entendre l’affaire en novembre si l’accusé parvient à faire venir son avocat. Me Teeluckdharry devra faire connaître sa décision à la Cour lundi.
Par ailleurs, le défendeur a donné des instructions à son avocat Me Sanjiv Teeluckdharry pour que celui-ci fasse une demande de liberté conditionnelle en attendant son procès devant les Assises. Mais la juge Saheeda Peeroo a refusé de la lui accorder. À noter que le prévenu a déjà bénéficié de deux remises en liberté conditionnelle au tribunal de Mahébourg, où les accusations provisoires avaient été logées contre lui.
D’après le Principal State Counsel de la poursuite, Me Rajkumar Baungally, s’il n’y a pas d’éléments nouveaux dans l’application, la Cour suprême devra suivre la décision de la Cour de district. Me Teeluckdharry n’est pas de l’avis de son confrère de la poursuite. Selon lui la Cour suprême « would not be bound by a previous decision of a subordinate Court rejecting the bail application ».