La National Agency for the Treatment and Rehabilitation of Substance Abusers (NATReSA) entame au cours du mois de novembre, une campagne de sensibilisation contre la consommation et l’abus de substances illicites telles la drogue et l’alcool. Des causeries sont prévues dans dix centres communautaires et sociaux, ainsi que dans des centres pour femmes, pour cibler un millier d’élèves en vacances, des femmes et le public en général dans différents endroits de l’île tels qu’à Abercrombie, Gros-Cailloux, Sainte-Croix, Flic-en-Flac, Petite-Rivière, Bambous, Le Hochet, Terre-Rouge, Canot et Riche-Terre. La NATReSA compte mobiliser la population, en particulier les jeunes, pour qu’elle réagisse face à l’usage des drogues.
L’objectif de ce projet est de sensibiliser sur les conséquences désastreuses de la drogue et de l’alcool, et la responsabilité qui incombe à tous de conjuguer leurs efforts pour combattre ces fléaux. La relation entre les dangers des substances illicites et le VIH/Sida ainsi que les méfaits des opiacés tels que l’héroïne, le gandia, le Subutex, la cigarette, et des médicaments prescrits seront aussi mis en avant par des cadres de la NATReSA et du ministère de la Santé. Le directeur de la NATReSA, Ved Prakash Bundhun, explique que « grâce à ce travail de sensibilisation, la population sera mieux informée des dangers des stupéfiants et sera, de ce fait, plus engagée dans cette lutte ». Il explique que, d’après les chiffres de la NATReSA, le nombre de toxicomanes qui référé par les centres de réhabilitation à l’Agence a connu une baisse. « Le chiffre, qui était d’environ 1 500 annuellement depuis cinq ans, est passé à environ 400. Cette baisse est due à la décision du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie de mettre des personnes dépendantes sous traitement de méthadone », soutient-il.
La NATReSA travaille de concert avec plusieurs organisations non gouvernementales pour développer des programmes de prévention contre la toxicomanie et le VIH/Sida. Elle est également engagée dans le traitement et la réhabilitation des toxicomanes, dont ceux vivant avec le VIH/Sida.