À l’occasion de la 25e édition de la Journée Internationale contre l’abus de drogue et le trafic illicite, le ministre de la Santé a souligné les retombées positives des programmes mis en place par le gouvernement. La thérapie de substitution à la méthadone a donné des résultats satisfaisants, a laissé entendre Lormus Bundhoo tout comme le programme d’échange de seringues. En 2011, pour la première fois depuis six ans, le nombre de nouveaux cas de HIV est passé en dessous des 500.
En dépit du bon résultat, le ministre Lormus Bundhoo reconnaît qu’on n’en fait jamais assez afin de combattre la drogue. C’est pour cela, a-t-il souligné, qu’un rapport a été commandité sur l’efficacité de la National Agency for the Treatment and Rehabilitation of Substance Abusers (NATReSA) et sera rendu public prochainement. « Il faut reconnaître que la NATReSA est dépassée. Je remercie tout le staff qui a fait un bon travail, mais il nous faut aujourd’hui aller vers une réforme en profondeur afin de mieux s’adapter à la situation. »
De son côté, le Dr Taroonsing Ramkoosalsingh, consultant au ministère de la Santé, a fait ressortir que le nombre de toxicomanes à Maurice à ce jour est estimé à quelque 10 000. De même, il a rappelé que 65 à 70 % des prisonniers ont été condamnés pour des délits liés à la drogue.
Comme le ministre Lormus Bundhoo, le Dr Ramkoosalsingh a avancé que le programme de substitution à la méthadone porte ses fruits. « Il y a 5 519 personnes qui ont suivi ce programme. Parmi, 75 % s’appliquent mais le reste donne une mauvaise image du programme. C’est pour cela que dans certaines régions, les habitants s’opposent à la mise en place de centres de distribution. Il nous faut trouver les ressources nécessaires afin d’encadrer ces 25 %. » De même, a-t-il précisé, le programme d’échange de seringues mis en place dans le cadre de la réduction des risques a permis au nombre de nouveaux cas de HIV de diminuer de plus de 50 %.
La commémoration de la 25e Journée de la lutte contre la drogue et le trafic illicite a aussi été marquée par le témoignage d’un ancien toxicomane, Noor Mamade Peerboccus.