Son cri du cœur pour dire son impuissance et réclamer de l’aide face à la consommation des drogues dures par certains de ses élèves, dans les colonnes du Week-End de la semaine dernière, a été entendu. Le collège du Saint Esprit a non seulement tiré la sonnette d’alarme sur la problématique de la toxicomanie au sein de l’établissement, mais a rappelé combien ce fléau est aussi présent dans le secteur secondaire, privé ou d’État.

Notre appel a été entendu. Et le retour a été positif. Notre démarche a été appréciée par le Service Diocésain de l’Éducation Catholique ainsi que par le Cardinal Maurice Piat qui m’a assuré qu’il était de tout cœur avec le collège. Les parents de même que les élèves nous ont soutenus”, dit Lindsay Thomas, le recteur du collège.

Désormais, dit-il, “l’heure est à l’action.” En clair, il s’agira de l’organisation d’une table ronde réunissant des responsables des collèges catholiques, des représentants de la police, de l’association des anciens élèves, entre autres, pour discuter des mesures préventives et des possibilités d’interventions jusqu’à la mise en œuvre d’un protocole.

Lequel, explique Gilberte Chung, la directrice du Service Diocésain de l’Éducation Catholique, est en préparation. Lindsay Thomas dit espérer que l’appel du collège du Saint-Esprit a ouvert la voie pour que d’autres collèges puissent s’associer au même combat que l’établissement de Quatre-Bornes. Le témoignage du collège a été, certes, entendu par le secteur éducatif. D’ailleurs, le recteur du collège était attendu au ministère de l’Éducation, vendredi dernier.

Par ailleurs, la démarche du collège catholique a été saluée par le secrétaire général de l’Union of Private Education Employees Union, Munsoo Kurrimboccus et le président de l’association des recteurs des collèges d’État, Soondress Sawmynaden.

Ces derniers disent que leur secteur respectif n’est pas épargné par le problème de la toxicomanie.

Si Munsoo Kurrimboccus dit attendre la mise en pratique des recommandations du rapport de la commission d’enquête sur la drogue, notamment le recrutement d’un Welfare Officer et d’un psychologue dans les collèges, de con côté, Soondress Sawmynaden dit noter avec inquiétude la recrudescence de vol d’argent dans les établissements d’État. Selon lui, ce problème n’est pas étranger aux fléaux qui affectent les collégiens.