Soutenir les usagers de drogue et plaider pour l’amélioration des services de santé. Tels sont les objectifs de la campagne internationale Support Don’t Punish. À l’occasion de Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues, le 26 juin, PILS et CUT invitent à une prise de conscience en s’adhérant à cette campagne.
La condamnation des usagers de drogue entraîne des dégâts considérables. « L’accroissement du VIH et de l’Hépatite C sont les conséquences des lourdes pénalités imposées à ces personnes », font ressortir Guffran Rostom de Prévention Information et Lutte contre le Sida (PILS) et Nathalie Rose du Collectif Urgence Toxida (CUT).
C’est pour ces raisons que les deux organisations ont décidé de se joindre à la campagne internationale Support Don’t Punish. Celle-ci, initiée par l’International
Drug Policy Consortium (IDPC), l’International Network of People who Use Drugs (INPUD), Harm Reduction
International (HRI) et l’International HIV/AIDS Alliance, est un plaidoyer pour démontrer qu’une répression sévère ne parvient pas à réduire la consommation de drogue dans le monde.
Au contraire, une telle politique a « conduit à la discrimination et la stigmatisation des personnes qui consomment des drogues. Ce qui entrave leur accès à des services de prévention, de traitement et de soins qui sont essentiels à sauver des vies et enrayer la propagation du VIH et de l’hépatite C ».
Support Don’t Punish veut ainsi sensibiliser sur l’amélioration des politiques qui éloignent les individus des services de santé. Qui plus est, il est connu que « l’emprisonnement des personnes pour des délits mineurs liés à la drogue crée une surpopulation carcérale, augmentant la vulnérabilité ».
Ainsi ceux ayant adhéré à la campagne à travers le monde feront une action internationale collective et symbolique le mercredi 26 juin 2013. Ceux souhaitant soutenir la démarche peuvent se prendre en photo avec le poster de la campagne et le poster sur la page Facebook de Support Don’t Punish.
À Maurice, plus de 50 % de ceux qui s’injectent de la drogue vivent avec le HIV, alors que 96 % d’entre eux vivent avec le l’Hépatite C.