Une descente sur le terrain pour aller à la rencontre des travailleurs sociaux et des victimes de la drogue nous a permis d’effectuer un constat des lieux. Il en ressort que des produits comme le Brown sugar et le Subutex seraient de moins en moins présents. Les psychotropes et les drogues concoctées à partir de produits pharmaceutiques dominent le marché. Par ailleurs, le réseau de trafiquants et de consommateurs connaît un rajeunissement.
Alors que la Journée mondiale contre les drogues sera marquée le 26 juin, voilà de quoi réfléchir…
Il existe environ trois types de dealers, souligne un travailleur social. Il précise : en bas de l’échelle, il y a ceux qui trafiquent pour enn bouse manze et ceux qui dealent pour kapav kas enn yen apre. La troisième catégorie est composée de “gro palto ki la pou finans trafik-la”. Ce sont eux qui se chargent de l’importation des drogues et qui s’assurent qu’elles arrivent à bon port. “Sa bann-la, ou pa pou trouv zot lor koltar kouma bann ti distribiter. Me zot profi ariv ziska enn a de milion roupi par zour.”