Cela fait couler beaucoup d’encre en ce moment alors que la tendance n’est pas aussi nouvelle que ça. Mais les conséquences désastreuses de la hausse dans la consommation des drogues synthétiques deviennent de plus en plus visibles. Des fumeurs, surtout des jeunes, qui chavirent dans la folie, qui sont en passe à de graves crises d’hallucination, de panique alors que d’autres sombrent dans des formes de coma tandis que l’on parle aussi de décès. Il y a pourtant une tendance qui pousse de plus en plus de fumeurs vers ces nouvelles drogues dont on ne connaît pas la vraie composition puisqu’elles sont souvent fabriquées de manière artisanale à base de substances importées ou avec des pesticides ou autres produits disponibles sur le marché.
“L’effet est presque immédiat”, nous raconte celui que nous surnommerons Claude. “Il suffit d’une moyenne de trois tafs pour que cela te monte à la tête.” Et du moment que c’est parti : “C’est du gros nissa. Du très gros nissa.” Comparativement à l’alcool ou au gandia, poursuit-il, l’effet est décuplé : “Ce n’est pas la même chose. Là, tu es complètement out pendant deux à trois heures.” La trentaine, habitué de la fumette, les drogues synthétiques Claude en a pris pendant quelque temps. “Mais finalement j’ai compris qu’il fallait que j’arrête. Désormais je n’y touche plus.” Pour cause : “C’est un effet qui me fait peur. J’ai vu trop de gens déraper complètement avec et certains y ont même presque laissé la vie.” Il y a eu cette fois où un pote est tombé dans les pommes avant même la fin d’une cigarette. “Il vomissait, bavait, mais était complètement sonné. À croire qu’il était dans le coma. Cela nous a tous fait très peur nous ne savions pas quoi faire et où l’amener pour qu’il soit soigné.”