La situation les inquiète au plus haut point. Ces travailleurs sociaux présents sur le terrain, dans différents quartiers et régions de l’île, tirent la sonnette d’alarme : « Nous avions déjà alerté l’opinion publique il y a quelques mois à l’effet que l’on avait jamais vu autant de drogue circuler dans le pays depuis les années 80’, quand le Brown Sugar avait été introduit à Maurice. Or, ces derniers mois, à la lumière des cas que nous suivons sur le terrain, nous avons enregistré en moyenne quatre à cinq décès par overdose par mois. » Un élément d’autant plus inquiétant qu’à ce jour, « on notait quatre ou cinq morts par an, et que là, c’est carrément chaque mois » Ce qui les amène à dire que « le nombre de toxicomanes a certainement considérablement augmenté ces derniers mois ».
Pour ces travailleurs sociaux, ce phénomène s’explique « certes par le fait que beaucoup de drogue est en circulation » sur le marché. « Il n’y a qu’à suivre les arrestations répercutées dans les médias et les saisies qui sont réalisées par les autorités. On les félicite d’ailleurs pour leur diligence et leur application. Mais la problématique du traitement, elle, reste entière ! »