L’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) a clairement fait comprendre lors d’un point de presse à Bell-Village qu’elle s’oppose à une hausse des prix de l’essence et du diesel. Elle envisage de demander une réunion avec les autorités compétentes en vue d’éviter toute répercussion sur le porte-monnaie du consommateur.
Avec les lacunes du Price Stabilisation Account, le maintien du prix de l’essence – inchangé depuis 18 mois –, s’avère une véritable difficulté. D’autant plus, que le prix du baril sur le marché international a grimpé de 22 % en un mois. Toutefois, selon l’ACIM, ce n’est pas une raison pour revoir à la hausse les prix du carburant à Maurice. Selon son secrétaire, Jayen Chellum, la State Trading Corporation (STC) aurait fait assez de profits pour alléger les dépenses des contribuables. Se référant à une question parlementaire du député MMM Kee Chong Lee Kwong Wing à ce sujet, il soutient que malgré les subsides sur le riz et la farine, l’organisme pourrait se permettre de réduire les dépenses des contribuables au lieu d’une éventuelle hausse du prix des carburants. « STC ek gouvernman ena le moyen pou pran tou sa la an sarz », a-t-il insisté.
En deuxième partie de la conférence de presse, Jayen Chellum devait aborder la gestion du patrimoine foncier. Faisant référence à la Rose Belle Sugar Estate, le secrétaire de l’ACIM a suggéré que le gouvernement évalue la gestion des terres de l’État, bien que pointant du doigt l’amateurisme qui ronge ce secteur. « Pourquoi pas convertir les terres en des projets écotouristiques — ce qui serait en ligne avec le projet Maurice Ile Durable ? », a-t-il conclu.