Les 14 et 15 janvier, l’État mauricien est invité à préciser sa situation sur les avancées concernant les droits des enfants à Maurice, à la lumière des dernières recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies. La Permanent Secretary du ministère de l’Égalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, Marie-Lise How Fok Cheung, qui dirigera la délégation mauricienne, déclare que « ce forum nous offre la possibilité d’améliorer notre situation ».
La délégation mauricienne, qui sera également composée de la représentante du Parquet, qui traite des dossiers des droits humains, Priya Chittoo, et de la responsable de la Child Development Unit (CDU), Karuna Chooramun, quitte le pays dans la soirée du lundi 12 janvier pour se rendre à Genève. Marie-Lise How Fok Cheung souligne que Maurice « en tant qu’Ètat membre du Committee for the Rights of Children (CRC) est appelée à soumettre des rapports périodiques sur les mesures prises afin de promouvoir les Droits des enfants ». Marie-Lise How Fok Cheung affirme : « Ce forum nous permet de faire une analyse de notre situation en ce qu’il s’agit des droits des enfants et nous offre la possibilité d’améliorer notre situation à la lumière des bonnes pratiques internationales. »
La NGO Observer à ce « dialogue with the state-party », Rita Venkatasamy, directrice du Centre d’Éducation et de Développement pour les Enfants Mauriciens (CEDEM), abonde dans le même sens : « C’est une occasion en or de faire le bilan de nos activités. Il faut y aller avec un esprit ouvert et franc pour que le comité puisse venir avec des recommandations à la lumière des faits énoncés. Il ne suffit pas de défendre le dossier, mais de parler franchement et évoquer ce qui n’a pas été fait pour pouvoir rectifier le tir. Il faut utiliser ce forum pour faire une évaluation objective de la situation afin que le pays puisse en sortir grandi. »
Les séances avec la délégation mauricienne sont prévues les 14 et 15 janvier, où elle sera appelée à préciser la situation qui prévaut à Maurice. Après avoir soumis son rapport combiné l’année dernière, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies avait formulé une série de 20 questions à laquelle l’État avait à répondre. Ces questions portaient, entre autres, sur le retard de la mise en application d’une de ses dernières recommandations, soit l’entrée en vigueur d’un texte de loi incluant les provisions et les principes de la convention. L’État mauricien est invité à témoigner de l’avancement de l’ébauche de ce texte de loi et de son contenu. Il devra aussi répondre sur la liberté d’expression de l’enfant en milieu éducatif ; l’éducation sexuelle ; la santé de l’enfant ; la grossesse précoce ; et la situation des enfants au travail, entre autres.