La directrice du Centre pour l’éducation et le développement des enfants mauriciens (CEDEM) accueille favorablement les mesures concernant le bien-être des enfants, présentées dans le discours-programme par le Président de la République mardi dernier. Pour Rita Venkatasawmy, la manière dont ces projets seront développés est cependant primordiale, d’où sa demande aux autorités de faire appel à des professionnels.
Rita Venkatasawmy se réjouit de la présentation du président de la République concernant le Children’s bill au parlement. Une loi qui regroupera, entre autres, toutes les structures qui travaillent pour la protection et le développement de l’enfant mauricien. C’était d’ailleurs une des recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations unies après la séance dialogue with the State party de 2006. Lors du renouvellement de cet exercice avec l’État mauricien, les 14 et 15 janvier derniers, la délégation mauricienne dirigée par la Permanent secretary du ministère de l’Égalité des genres, Marie-Lise How Fok Cheung, a répondu sur l’avancement des travaux concernant ce texte de loi.
Rita Venkatasawmy trouve positif que les petits délits commis n’apparaîtront plus sur le certificat de moralité. D’expérience, elle note que de nombreux parents, dont les enfants fréquentent le CEDEM, ont déjà eu des démêlés avec la justice. « Ils nous disent que malheureusement comme cela apparaît sur le certificat de moralité, ils n’arrivent pas à trouver un emploi. Ce sera une manière de les réhabiliter », estime-t-elle. Pour ce qui est de la sécurité et de l’accès promis aux plages publiques, notre interlocutrice affirme : « Il est temps qu’on puisse se sentir en sécurité ». Elle avance que souvent « nous emmenons des enfants en situation de handicap à la plage et on doit payer un maître nageur pour s’assurer que les enfants puissent nager. On ne se sent pas assez en sécurité sur les plages et il faut qu’elles soient sous surveillance par des maîtres-nageurs. Cela aura un impact de qualité que les loisirs et la vie des enfants en général ».
Notre interlocutrice est pour la mise en place d’un Correctionnal Youth Centre pour les filles, comme annoncé lors de la lecture du discours-programme. Aussi, Rita Venkatasawmy fait ressortir l’importance d’une structure pouvant accueillir les enfants ayant eu des problèmes avec la justice et insiste sur le fonctionnement de ce centre. Pour elle, il ne faut pas que ce système coince l’enfant et l’empêche de se développer. Bien au contraire, toute la partie concernant l’éducation technique et vocationnelle des enfants doit être mise en valeur, dit-elle, parce que tous les enfants ne sont pas doués académiquement.
Idem pour la prise en charge des examens du School Certificate et du Higher School Certificate pour tous, car nombreux sont ceux qui n’ont pas les moyens d’y participer. « La bonne gouvernance est aussi une mesure qui concerne directement le développement et le devenir de l’enfant », estime Rita Venkatasawmy. Elle salue le système proposé pour remplacer le CPE « mais il faut voir comment cela va être fait ». Notre interlocutrice pense que les repas chauds « devraient aussi concerner les enfants des écoles spécialisées et pas seulement ceux qui sont dans la filière normale ». Pour une meilleure gérance et organisation des travaux proposés, elle estime que les autorités doivent faire appel aux professionnels.