L’Equal Opportunities Commission s’est  immédiatement intéressée à la situation des handicapés en prenant connaissance des articles parus dans Le Mauricien la semaine dernière concernant un rapport très critique de l’Onu envers Maurice. « C’est très sérieux », dit Khalid Tegally, président de l’EOC, au sujet de ce rapport onusien. « En fonction de la loi, j’ai pris l’initiative personnelle d’ouvrir un dossier », indique-t-il. Cette commission, dit-il, enverra durant cette semaine des lettres à différents ministères et autres départements publics leur demandant, d’une part, leurs réalisations par rapport au respect des droits des handicapés et, de l’autre, des précisions par rapport aux observations de l’Onu.
« Je ne vais pas leur faire un procès », tient à préciser le président de l’EOC en parlant des ministères et autres organismes auxquels cette commission s’apprête à envoyer des correspondances au sujet des droits des handicapés. « Il faut reconnaître que beaucoup d’actions ont été prises en faveur des handicapés durant les vingt dernières années. Mais il y a de nouvelles réalités sur lesquelles l’ONU tire la sonnette d’alarme et auxquelles il faut y remédier sans plus tarder », souligne Me Khalid Tegally.  « Je vais donc leur envoyer une lettre au ton amical leur demandant de nous soumettre dans les plus brefs délais certaines informations ».
L’Equal Opportunities Commission demandera donc à ces ministères de soumettre leur plan d’action par rapport aux recommandations faites par le Committee on the Rights of Persons with disabilities. « Il y a urgence. Je sais que tout ne peut être résolu tout d’un coup mais il y a certaines questions soulevées dans le rapport de l’ONU qu’on peut peut-être régler  immédiatement.  Je note que le comité onusien s’est beaucoup appesanti sur la scolarité des enfants et il faut sans plus tarder faire ce qu’on peut sinon il y aura continuous discrimination envers ces enfants » est d’avis Me Tegally.
Par ailleurs, l’APEIM poursuit avec une ardeur certaine la campagne de sensibilisation de la population aux droits des enfants handicapés à la scolarité gratuite. Cette organisation utilise à fond sa page Facebook, lancée la semaine dernière, pour toucher le maximum des Mauriciens quant à leur cause. Au sujet justement de l’éducation de ces enfants, le comité onusien reproche à l’État mauricien sa trop grande dépendance sur des ONG sans leur donner le soutien financier  nécessaire.