DIS-MOI (DroItS huMains Océan Indien), une organisation non-gouvernementale oeuvrant pour la promotion des droits humains, a entamé au début de ce mois le deuxième cycle de son cours de formation avancé en droits humains et citoyenneté. D’une durée de quatre mois, ce cours cible ceux ayant suivi le cours de base dispensé à la salle Eddy Norton à Rose-Hill.
L’ONG a été fondée en 2011 par des militants en droits humains DIS-MOI dont Lindley Couronne. L’association axe son travail principalement sur l’éducation citoyenne et aux droits humains. Depuis deux ans, elle offre ainsi des cours basiques de droits humains aux citoyens mauriciens et en 2014, elle a lancé un cours avancé en droits humains durant lequel les adhérents au programme, appelés les citoyens-élèves, ont pu bénéficier de l’intervention de personnes-ressources comme Ashok Subron de Rezistans ek Alternativ, Rita Venkatasamy du CEDEM, et du Directeur des Poursuites Publiques, Me Satyajit Boolell, Senior Counsel, entre autres. Depuis début 2015, l’ONG a créé une dizaine de clubs DIS-MOI dans les collèges de l’île.
Debut juin, DIS-MOI a entamé le deuxième cycle de son cours en droits humains et citoyenneté destiné aux citoyens mauriciens ayant déjà suivi les cours basiques en droits humains. D’une durée de quatre mois (juin-septembre), le cours vise à donner aux citoyens les outils pour mieux s’impliquer dans la vie de la Cité. L’ONG s’inspire pour cela de la fameuse phrase de Nelson Mandela : « La démocratie est une farce si les citoyens ordinaires ne participent pas aux affaires de la cité… »
Alliant la théorie (cours théorique, intervention de personnes-ressources extérieures à DIS-MOI) à la pratique (Parlement populaire, stages au sein d’ONG, constitution de 10 comités pilotes en droits humains, activité publique), le cours avancé en droits humains et citoyenneté a comme finalité de produire des citoyens engagés et aussi de consolider la démocratie, explique Lindley Couronne.
Les objectifs principaux du projet sont de développer une culture de citoyenneté active auprès de citoyens mauriciens ; valoriser les principes sous-jacents de l’État de droit ; consolider la culture des droits humains dans la République de Maurice ; et de développer un sentiment d’appartenance à la République et par extension à la planète Terre.
Au cours de ces quatre mois de formation, l’ONG recevra plusieurs personnes-ressources extérieures à l’instar de Dev Virahsawmy, observateur politique et écrivain ; de la directrice du CEDEM, Rita Venkatasamy qui parlera des Droits des enfants, de la Convention des droits de l’enfant (1989), de la réalité des enfants abusés sexuellement, de la responsabilité pénale des enfants, entre autres. Coomara Payendee, avocat, interviendra lors d’une des séances sur la situation des personnes vivant avec un handicap à Maurice. Parmi les autres intervenants : Jack Bizlall sur les Droits des travailleurs, l’histoire de la lutte syndicale à Maurice, l’évolution des lois du travail au XXe siècle et lutte citoyenne? ou encore le DPP qui interviendra sur le système judiciaire mauricien.