Maurice soumettra son rapport national sur la situation des Droits de l’homme à Maurice au Conseil des Droits de l’homme à Genève ce mois-ci, a annoncé ce matin le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, à l’ouverture d’un séminaire interrégional à l’hôtel Méridien.
L’ouverture de ce séminaire a aussi été marquée par l’intervention du président du Conseil des Droits humains, Remigiusz Henczel et de Mme Fong Weng, secrétaire aux affaires intérieures. Le chef juge, Bernard Sik Yuen ainsi que M. Seetulsing, président de la Commission des Droits de l’homme étaient également présents à la cérémonie d’ouverture.
Arvin Boolell a rendu hommage au travail considérable abattu par le bureau du Haut commissariat des Droits de l’homme et les membre du Conseil des Droits de l’homme dans le domaine des droits économiques, sociaux et culturels ainsi qu’en ce qui concerne les droits politiques et civils. « Yet we need to sustain our efforts as a lot still needs to be done to protect the most vulnerable ones in our society », a-t-il dit.
S’agissant de l’Universal Periodic Review, le ministre des Affaires étrangères a estimé que c’est un processus unique qui implique que la situation des Droits de l’homme dans tous les pays soit passée en revue.
Arvin Boolell a souligné les efforts faits pour présenter le premier rapport national en février 2009 dans le cadre du premier cycle de l’UPR. « Malgré nos ressources limitées nous avons soumis volontairement notre Mid Term Progress Report en 2011. Nous prenons les recommandations de l’exercice de révision très sérieusement. C’est dans cet esprit que nous avons lancé le National Human Right Action Plan 2012-2020 en octobre 2012, qui est une référence en matière de Droits de l’homme à Maurice. It shows what Mauritius has achieved in terms of protection and promotion of human rights and charts the way forward », a-t-il dit.
Une des principales recommandations a été l’institution du Human Rights Monitoring Committee sous l’égide du Senior Chief Executive du Bureau du Premier ministre et comprend les représentants des ministères, des institutions des Droits de l’homme et des organisations non-gouvernementales. Le rôle du comité est de suivre la mise en oeuvre du plan d’action. Le ministre a aussi mentionné l’institution de l’Equal Opportunities Commission en 2012, dont le but est d’éliminer les discriminations et de promouvoir l’égalité des chances.
C’est dans ce contexte que le ministre des Affaires étrangères a annoncé la soumission du rapport national de Maurice ce mois-ci. Le rapport est résultat d’une série de consultations à travers le pays. « Maurice est prête pour la deuxième révision prévue en octobre prochain », a dit Arvin Boolell.
Pour sa part, Mme Fong Weng, présidente du Human Rights Monitoring Committee, a insisté sur la longue tradition démocratique de Maurice. La protection des droits humains et des libertés fondamentales est garantie par la Constitution, dit-elle. « The separation of powers between the judiciary and the executive has reinforced our democratic principles and good governance ». Elle a aussi rappelé que Maurice est signataire d’une dizaine des conventions et de “covenants” internationaux. Maurice est représentée dans huit organisations de Droits de l’homme au niveau international.
Le président du Conseil des Droits de l’homme, le Polonais Remigiusz Henczel a, pour sa part, insisté sur la nécessité de mieux vulgariser le travail positif abattu par l’organisation. « Nous avons tendance à insister sur ce que qui va mal en matière de Droits de l’homme. Or beaucoup de progrès ont été accomplis dans beaucoup de pays », a-t-il insisté
Vingt-deux délégués étrangers venant des PMA et des PEID et une dizaine de cadres mauriciens participent à ce séminaire. Au programme, un survol du Conseil des Droits de l’homme et ses méthodes de travail et une introduction à l’examen périodique universel.