Ved Ram Shewraj a décroché le premier prix de la compétition d’essai organisée par la Commission des droits de l’homme dans le cadre de la Journée internationale des Droits de l’homme observée chaque année le 10 décembre. La compétition était ouverte aux étudiants fréquentant les universités à Maurice et ils étaient appelés à formuler leur opinion sur les libertés socio-économiques et culturelles dans leur universalité. Une cérémonie de remise de prix a eu lieu hier au siège de la Human Rights Commission, à Port-Louis. Le deuxième prix est allé à Arzina Peeroo et le troisième prix à Vincent Lecordier.
Les trois gagnants de la compétition sont des étudiants en droit. Selon le président de la HRC, Dhiraj Seetulsingh, les étudiants en droit ont eu un avantage sur les autres. La commission a ainsi décidé de récompenser trois autres candidats qui ne font pas des études de droit. Ils proviennent d’autres filières : mathématiques, management, science, finances, entre autres. « C’était très intéressant d’avoir leur perspective de la question également », avance le président Seetulsingh. Les participants étaient appelés à faire part de leur réflexion dans un contexte local. Une quarantaine d’entrées ont été reçues, dont la majorité de l’Université de Maurice, suivi de l’Université de technologie, de l’Open University et du Charles Telfair Institute.
Le président de la HRC souligne que cette compétition s’inscrit dans le cadre de la célébration des 50 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme cette année. Il indique que Maurice a signé et a ratifié les deux conventions ayant trait aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels, mais que le deuxième ne figure pas dans l’article 2 de la Constitution comme c’est le cas dans certains pays comme l’Afrique du Sud ou l’Inde. Il observe que les droits économiques sociaux et culturels sont toutefois couverts par notre « État-providence ». Est-il important de les inscrire dans la constitution ? À cette question du Mauricien, Dhiraj Seetulsingh souligne que la question a été évoquée dans le passé. « Si on l’inscrit dans la constitution, elle devient justifiable. Cela veut dire qu’une personne peut aller en cour pour demander que ses droits soient respectés. Toutefois, le respect de ses droits dépend des ressources économiques du pays », avance-t-il. Le président Seetulsingh estime que « cela viendra à Maurice ».
La Commission existe depuis 2001. Elle a un budget de fonctionnement de Rs 18 millions par an et compte trois départements : Human Rights Division, Police Complaints Division et National Preventive Mechanical Division. Elles écoutent et enregistrent les plaintes des victimes et les réfèrent aux autorités compétentes pour enquêter et prendre des sanctions. La Commission, elle-même, n’a pas de pouvoir exécutif.