Le Joint Working Group Inde-Maurice sur le traité de non-double imposition liant nos deux pays a débuté à Port-Louis ce matin. Cette réunion devrait permettre un accord entre les deux pays sur les améliorations souhaitées aussi bien par la partie indienne que la partie mauricienne concernant ce traité.
La délégation indienne est dirigée par le Secrétaire indien aux Affaires étrangères responsable de l’Économie, Sudir Vyas. Ce dernier en est à sa troisième visite à Maurice. Il était au pays en décembre dernier pour la réunion du Joint Working Group et y est revenu au début de l’année à l’occasion de l’ouverture du nouveau bureau de l’Indian Ocean Rim Association for Regional Cooperation.
La délégation indienne comprend quatre hauts officiels, le haut-commissaire de l’Inde à Maurice, T.P. Seetharam, et d’autres officiels de la Haute commission. La délégation mauricienne est, elle, dirigée par Anand Neewoor, secrétaire aux Affaires étrangères, et comprend le représentant du ministère des Finances, Radakrishna Chellapermal, le représentant de la MRA, M. Mosafeer, et un représentant du Board of Investment.
Xavier-Luc Duval a estimé hier qu’il est dans l’intérêt des deux pays d’arriver à un consensus sur la voie à suivre. Le VPM et ministre des Finances estime toutefois que considérant le contexte autour du GAAR en Inde « nous souhaitons enlever toutes les incertitudes autour du traité qui pénalisent à la fois l’économie indienne et le secteur du global business à Maurice. »
Les discussions sont suivies de près à Maurice et en Inde. Dans une déclaration au Mauricien ce matin, Nikhil Treebohun rappelle que ce traité a aidé à la fois Maurice et l’Inde. Cependant, à la suite de l’adoption du nouveau budget dans la Grande Péninsule, les investissements directs sur ce territoire ont baissé. « On a aussi observé une dépréciation de la roupie indienne vis-à-vis du dollar — passant de Rs 51 le dollar à Rs 57 le dollar —, ce qui a amené des changements dans la politique financière en Inde. Le Premier ministre indien a dû instituer un comité spécial pour se pencher sur la question. Les autorités indiennes très inquiètes de la situation des investissements directs voulaient tout faire pour redonner confiance aux investisseurs étrangers en revoyant les infrastructures légales et l’environnement des affaires », explique Nikhil Treebohun.
Le directeur de GIIF estime que l’Inde comprend aujourd’hui que Maurice est un véhicule de choix pour les investissements dans la Grande péninsule.
« Il est important que les autorités indiennes considèrent que le traité est bénéfique pour l’Inde et qu’il faut continuer à l’utiliser après y avoir apporté les amendements là où il faut », a déclaré Nikhil Treebohun.