Les travaux du groupe conjoint de travail indo-mauricien sur le traité de non double imposition liant nos deux pays prennent fin aujourd’hui avec un sentiment que le dialogue bilatéral a été constructif. Le chef de la délégation indienne Sudhir Vyas s’est entretenu ce matin avec le VPM et ministre des Finances, Xavier Luc Duval. Il a rendu ce matin une visite de courtoisie au conseiller du Premier ministre, Kailash Ruhee, avant de participer au dernier volet des discussions. Un communiqué conjoint sera diffusé à la fin des travaux et la délégation indienne quittera le pays demain.
De sources bien informées, nous apprenons que les discussions durant ces deux derniers jours ont permis de se pencher sur des propositions et des contre-propositions des deux parties. « Les deux parties réalisent que le traité de non-double imposition a des implications profondes au niveau du commerce, des investissements et de la coopération économique. Nos discussions se poursuivent dans une atmosphère cordiale en tenant compte des acquis traités et du caractère gagnant du centre financier de Maurice. Nous sommes tout à fait conscients qu’il faut agir contre ceux qui agissent de façon illégale. Des mesures ont été prises contre ce genre d’opérateurs dans le passé », fait-on remarquer dans les milieux proches du groupe conjoint de travail.
En fin de compte, les deux parties sont tout à fait conscientes que ce dialogue a été salutaire et constructif. Il a permis de dissiper bien de malentendus. « Il a permis de dissiper une tension latente autour de ce traité qui donne lieu à quelque 25 interpellations parlementaires par mois en Inde », fait-on ressortir.
Dans les milieux mauriciens, on affirme que tous les efforts ont été accomplis pour mettre l’accent sur les vertus du traité et pour faire en sorte qu’il ne soit pas une distraction dans les relations privilégiées entre l’Inde et Maurice, qui reposent sur des bases historiques. On reconnaît qu’un déficit de communication de la part des Mauriciens en Inde a permis de donner libre cours à des informations toxiques et à une mauvaise perception du centre financier mauricien en Inde. « Il est dommage que les opérateurs du centre financier mauricien qui ont largement bénéficié du traité de non-double imposition sur le plan financier se soient montrés si avares lorsqu’il s’est agi de financer une campagne d’information », soutiennent certains observateurs. Dans les milieux gouvernementaux on déplore la tendance des opérateurs économiques de reposer de manière exagérée sur le gouvernement pour la promotion des secteurs pourtant profitables. « C’est le cas pour le secteur financier, c’est également le cas pour le secteur touristique et cannier », fait remarquer notre interlocuteur. « La présence d’un représentant permanent pour le secteur financier en Inde aurait coûté autour de Rs 1,8 M. On s’étonne de la réticence du secteur financier à apporter sa contribution ».
Tout laisse croire que les travaux du groupe conjoint du travail entre Maurice et l’Inde prendront fin aujourd’hui sur une note positive, fait-on ressortir.