La police de Dubreuil a retrouvé 56 rondins volés dans l’entrepôt d’un planteur de thé (58 ans) situé sur un terrain boisé. Le quinquagénaire faisait l’objet de quatre plaintes à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) déposées entre 2009 et 2010 pour son implication alléguée dans un trafic de rondins au préjudice du National Empowerment Fund (NEF). Il est soupçonné d’avoir agi de connivence avec certains (ex)-employés de cette institution. Ces objets étaient utilisés pour la construction de maisons “low-cost”.

Comme les pièces à conviction étaient introuvables depuis dix ans, le suspect n’avait pas été inquiété par les enquêteurs. L’équipe du sergent Kissoon s’est rendue mercredi sur un terrain boisé à La Pipe, Dubreuil, après avoir appris qu’une vente illégale de rondins allait se dérouler. Une fois sur place, les policiers sont tombés sur les 56 rondins dont les extrémités portaient une référence avec de la peinture. Ces bois étaient installés de façon à être embarqués sur un camion. La police a inspecté le périmètre et devait tomber sur le planteur de thé avec trois autres personnes. Ils ont prétendu qu’ils étaient sur les lieux pour couper de l’herbe pour des animaux. Sauf qu’aucun outil ou sac n’a été trouvé en leur possession. La police a vite reconnu le quinquagénaire qui faisait l’objet d’une enquête au Réduit Triangle. Le suspect a insisté qu’il ignorait qui avait placé les rondins dans ces lieux retirés. Une équipe du Scene of Crime Office a été appelée sur place pour prendre des photos de ces objets volés.

Comme les explications des quatre individus n’étaient pas satisfaisantes, ils ont été emmenés au poste de police. Après un interrogatoire serré, le planteur a avoué que les rondins étaient en sa possession depuis huit ans et qu’il les avait cachés dans un entrepôt se trouvant à des centaines de mètres du lieu où ils ont été découverts. Et d’ajouter que les clés étaient en sa possession et que lui seul avait accès à l’intérieur. Selon le quinquagénaire, un client l’a contacté dernièrement et il a alors décidé de vendre ces rondins. Il a emmené des policiers dans son store où d’autres rondins de différents types s’y trouvaient. Mais ils n’étaient pas marqués par de la peinture.

Interrogé sur la provenance de ces objets, le suspect est resté silencieux. Cependant, il a avoué n’avoir pas dit toute la vérité un peu plus tôt à l’arrivée de la police car il était « confus et effrayé ». Il a été relâché à ce stade de l’enquête en attendant que le NEF confirme qu’il s’agit bien de rondins volés. Entre-temps, l’ICAC a été informée de cette découverte. L’équipe de Navin Beekharry compte relancer son enquête sur ce cas après les développements d’hier.