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L’aéroport international SSR a connu, ce week-end, une activité exceptionnelle en cette période de couvre-feu sanitaire, avec l’ouverture temporaire d’un couloir aérien entre Maurice et la Chine. De plus, les autorités saoudiennes ont envoyé un avion à Maurice en vue du rapatriement des Saoudiens bloqués à Maurice alors qu’un avion en provenance des Maldives, et se dirigeant vers l’Afrique du Sud, a permis non seulement le rapatriement de onze ressortissants mauriciens mais aussi de transporter des équipements d’Afrique du Sud à Maurice.

Air Mauritius a effectué quatre vols-cargos sur la Chine depuis jeudi dernier. Après le premier vol de vendredi dernier, deux autres vols de la compagnie nationale à destination de Beijing ont suivi. Le quatrième vol d’Air Mauritius avait quitté Maurice à destination de Guangzhou samedi et est rentré à Maurice en fin d’après-midi d’hier.

Deux autres vols-cargos sont prévus sur Guangzhou. Le premier décollera le 14 avril pour retourner le 15 avril et le second le 17 pour revenir le lendemain. La capacité de chaque vol est de 20 tonnes, soit 100 mètres cubes. Tous les vols à destination de Beijing permettent de transporter des équipements et des médicaments pour le compte du gouvernement alors que ceux à destination de Guangzhou ramèneront des commandes médicales destinées essentiellement au secteur privé.

Air Mauritius s’appesantit sur le fait que les normes de sécurité sanitaire rigoureuses sont en conformité avec toutes les instances régulatrices.  « Toutes les dispositions ont été prises pour assurer un niveau de sécurité sanitaire optimal pour nos employés en conformité avec les recommandations de l’OMS, l’IATA et l’EASA (European Air Safety Agency) », déclare le porte-parole d’Air Mauritius, Prem Sewpaul.

Il souligne que les membres d’équipage ainsi que le personnel au sol sont dotés d’équipements de protection. Les normes de nettoyage ont été rehaussées. L’avion subit également un nettoyage en profondeur après chaque vol. « Tout notre personnel a reçu une formation et des cours de recyclage sur l’application des procédures et des normes, notamment notre protocole existant pour la gestion des maladies transmissibles. Avant que le cargo ne soit débarqué, la soute est désinfectée et refermée pendant 45 minutes. Nous effectuons également des tests de température sur le lieu de travail et appliquons la distance sociale dans les transports d’entreprise pour le déplacement de notre personnel. Nous communiquons régulièrement avec notre personnel pour le tenir informé des développements et il y a des campagnes de sensibilisation régulière », souligne Prem Sewpaul par ailleurs.

Bloqués aux Maldives,

11 Mauriciens rapatriés

Onze ressortissants mauriciens coincés aux Maldives ont pu regagner Maurice samedi et ont été placés immédiatement en quarantaine. Les onze Mauriciens sont arrivés au pays à bord d’un avion affrété par les autorités des Maldives dans le but de ramener 40 Sud-Africains dans leur pays à la demande des gouvernements sud-africains et mauriciens. Les discussions ont duré près de trois semaines.

De retour d’Afrique du Sud, l’appareil a fait escale à nouveau à Maurice hier matin pour se ravitailler. Le gouvernement a profité de ce vol pour ramener à Maurice des équipements médicaux, dont un extracteur pour faciliter et accroître la capacité des tests de dépistage – don de l’Organisation mondiale de la Santé –, et des Swabs, entre autres. Tous ces équipements sont arrivés par le biais d’une valise diplomatique.

Les négociations à ce sujet ont été menées par le ministère des Affaires étrangères.

Composés principalement de touristes et de quelques expatriés employés aux Maldives, les ressortissants étrangers n’avaient pas pu quitter le pays après l’annulation temporaire des vols d’Emirates et de Qatar Airways.

Le consul honoraire d’Afrique du Sud, Mohamed Ali, ajoute que le gouvernement sud-africain avait demandé aux Maldives de faciliter le rapatriement des ressortissants. Il a en outre souligné que les tarifs étaient laissés aux passagers car certains ne pouvaient pas se permettre des tarifs élevés et que la compagnie aérienne exploitait le vol nolisé sans but lucratif.