L’un des deux anciens étudiants du DY Patil Medical College, le Dr Harris Joy Varghese, ne compte pas baisser les bras pour mettre un terme à ce qui est présenté comme « une véritable fraude dans le domaine de l’enseignement supérieur ». Dans un message vidéo préenregistré, et relayé à la presse par des membres de Rezistans ek Alternativ, il lance un appel aux autorités mauriciennes pour dénoncer cette « injustice » et réclamer la mise sur pied d’une commission d’enquête.
« A college that thinks they can cheat and trap the future of Indian students should not be allowed to function anymore », a déclaré le Dr Harris Joy Varghese, ancien étudiant en médecine au DY Patil Medical College.
« We paid huge amount of money. We don’t want to create problems but we want to bring the truth in front. It is said that freedom comes to those who act to bring justice. Nothing that has been said in the media is invalid. Everything has been supported by documents. We are willing to approach, we are willing to give them the documentation. We are willing that they come forward. It’s not about one or two students. It’s about the whole community, it’s about Mauritius », ajoute le Dr Varghese.
Il rappelle avoir dû regagner l’Inde pour sa propre sécurité, mais est disposé à venir de l’avant, à travers son homme de loi, Me Erickson Moneeapilly, et Resistans ek Alternativ, pour faire éclater la vérité. « Let the education hub be done in a proper manner. How can a medical college run with two floor building ? How can a post graduate medical college be run with no infrastructure ? We have raised the voice. We paid the fees in dollars, we took loans in India. We did not come here for tourism but we came here to study. It’s a humble request ; please support us : we came as medical students. We are not afraid because we are fighting for the truth and it is the truth which will win at last », soutient-il.
Avec la diffusion de cet enregistrement, des animateurs de Rezistans ek Alternative – Michel Chiffone, Ian Jacob et Aichah Soogree – se sont adressés à la presse pour faire valoir que l’éducation, à travers le « knowledge hub », est devenue une « marchandise ». Et de dresser un parallèle historique avec l’arrivée des travailleurs engagés indiens à Maurice.
Le mouvement a lancé trois appels : 1) que les jeunes et le peuple mauricien en général soutiennent ce combat pour faire éclater la vérité; 2) que tous les étudiants soient remboursés ; et 3) qu’une commission d’enquête soit instituée par les pouvoirs dont jouit le Président de la République.