Renganaden Padayachy

Le nouveau ministre des Finances a un objectif : atteindre le Top 10 dans le classement Ease of Doing Business de la Banque mondiale. Il a fait part de ses intentions lors du cocktail donné par l’Economic Development Board jeudi dernier.

« Personne ne pensait qu’on pourrait atteindre la 13e place, nous l’avons fait. Maintenant l’objectif est clair, nous devons viser le Top 10 et pourquoi pas d’ici cinq à dix ans, viser le Top 5, parce que c’est comme ça qu’on va pouvoir améliorer l’attractivité du pays », a-t-il expliqué. Renganaden Padayachy a poursuivi en soulignant que le “Ease of doing business” est un « magnifique outil pour nous aider à nous développer. » Il a dit que l’objectif sera de continuer à travailler pour éliminer les “bottlenecks” dans la conduite des affaires, d’autant que « les pays avancés se battent pour être dans le Top 10 de ce classement car ils connaissent bien son importance pour attirer les investisseurs étrangers. »

Interrogé justement sur l’investissement direct étranger, le ministre a répondu que ce qui est important, c’est de savoir « où va l’investissement ». Et de souligner : « Il y avait un moment à Maurice où on recevait beaucoup de FDI, sauf que la productivité du capital était négative. Donc, on investissait dans des secteurs qui ne rapportaient pas. Là c’est grave. Donc je préconise qu’on promeuve les secteurs productifs et les nouveaux secteurs. »
Renganaden Padayachy a également commenté la croissance économique du pays : « Nous avons en permanence une croissance positive à Maurice. Celle-ci génère des emplois et baisse le taux de chômage et notre inflation est basse. Cela nous permettra de dégager une certaine marge de manœuvre. L’important pour nous étant de maintenir la confiance dans les institutions et dans l’économie en général. »

Interrogé s’il est inquiet par rapport à la situation économique mondiale, le Grand argentier a dit que non. « Nous avons déjà traversé d’autres crises. Ce sont des cycles, l’économie fonctionne en cycles. Il y a des moments où tout va bien et d’autres où ça va moins bien. C’est à nous de travailler pour transformer notre pays. »