Le corps sans vie de Mohammad Anwar Nandoo, 56 ans, a été découvert hier après-midi à son domicile à la rue Charles Renaud, à Eau-Coulée. L’autopsie pratiquée par le Chef du département médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a confirmé qu’il y a eu meurtre. Il a attribué le décès à une fracture du crâne et une hémorragie cérébrale. Des fractures au niveau de la mâchoire ont été aussi décelées.
Bilkiss Donava, fille unique de la victime, avait découvert aux alentours de 17 h, le cadavre de son père sur son lit avec des blessures à l’oreille droite et beaucoup de sang. « J’avais vu mon père pour la dernière fois dimanche soir peu avant minuit. Il était venu nous rendre visite à la rue Couvent à Curepipe et était rentré chez lui à Eau-Coulée. Je l’avais appelé hier matin sur son portable pour prendre de ses nouvelles. Il n’avait pas répondu, je me disais qu’il était peut-être occupé et qu’il allait me rappeler plus tard ».
Bilkiss Donava a appelé une nouvelle fois son père vers 14 h, sans succès. Comme sa tante Sweety habite à quelques mètres de la maison de son père, elle lui a demandé de jeter un coup d’oeil pour savoir ce qu’il en était. « Li ale, letan li retourne, li telefonn mwa li dir mwa vinn vit to bisin vini to mem pou ouver laport. Letan mo ariv laba ansam avek mo mama, mo get dan lasam mo trouv li lor so lili disan partou, avek ban blesur partou lor so lekor ».
Après cette découverte macabre, la jeune femme a immédiatement alerté le poste de police d’Eau-Coulée. Selon nos sources, les enquêteurs de la CID de Curepipe et du Scene of Crime Office (SOCO) qui s’étaient rendus sur place ont privilégié la thèse du foul play.
Mohammad Anwar Nandoo, employé comme chauffeur dans une compagnie privée, vivait seul depuis dix ans. Il n’était pas allé travailler le jour du drame. Selon Bilkiss, son père était un homme sans histoire. Il aimait beaucoup sa famille. « Autant que je sache, mon père était très connu là où il habite. Il n’avait pas eu d’ennuis avec son entourage ».
À l’heure ou nous mettions sous presse, la CID de Curepipe n’avait encore procédé à aucune arrestation.