L’unité de la Central Water Authority luttant contre la fraude continue à traquer les connexions illégales. Rien qu’en janvier dernier, 61 cas concernant principalement des résidents d’appartements ont été recensés, dont le montant de l’eau détournée est estimé à Rs 200 000.
Selon la Central Water Authority (CWA), plusieurs centaines de cas de raccordement illégal ont été signalés l’année dernière à l’Anti-Fraud Unit : 147 cas de janvier à mars, parmi lesquels 52 se sont avérés ; 167 cas, dont 77 confirmés, ont été enregistrés entre avril et juin ; et 109 cas confirmés ont été dénombrés de juillet à septembre 2011. Le montant total de l’eau volée est estimé à près de Rs 2 millions.
Les connexions illégales ont été détectées chez des agriculteurs, des particuliers, des guest-houses, des entreprises et des restaurants à travers le pays. Bhisheck Narain, responsable de la communication à la CWA, souligne que le manque à gagner en termes d’argent en raison de ces raccordements illégaux fragilise le système de distribution de cet organisme. De fait, dit-il, ce sont les voisins qui sont victimes de cette situation. « Cela perturbe également le service de fourniture d’eau », ajoute M. Narain.
S’agissant des règlements concernant les restrictions d’utilisation de l’eau potable en période de sécheresse, la CWA rappelle que le lavage des véhicules, des bâtiments ainsi que l’arrosage des pelouses sont strictement interdits, de même que le gaspillage d’eau. Tout contrevenant est passible d’une amende ne dépassant pas Rs 50 000 dans le cas d’un consommateur domestique et d’une peine de deux ans de prison. Une amende n’excédant pas Rs 200 000 est infligée dans le cas des abonnés commerciaux et deux années d’emprisonnement leur sont imposées.
Quelques fraudes ont été par ailleurs signalées à la police depuis la semaine dernière, indique Bhisheck Narain.