La Rivière Terre-Rouge dans les hautes Plaines Wilhems alimente depuis peu deux réservoirs à Côte d’Or d’une capacité totale de 6 000 m3 en vue de desservir plusieurs villages avoisinants en eau potable. Deux unités mobiles de traitement d’eau ont été installées à cet effet.
C’est une pompe submersible installée dans la Rivière Terre-Rouge qui puise l’eau dans cette rivière pour le canaliser à travers un tuyau de plusieurs kilomètres plus loin sur le site de Côte d’Or. L’eau passe par ces unités mobiles de traitement où elle est filtrée sous pression avant de se jeter dans les deux réservoirs. De là, elle est distribuée à la population de St-Pierre, de Circonstance, une partie de Moka, Côte d’Or, la route Bois-Chéri, entre autres. Plus de 3 000 abonnés de la Central Water Authority (CWA) sont ainsi desservis par ces deux réservoirs.
L’assistant inspecteur Reaz Nundoosing de la CWA explique que le chlore est ajouté à l’eau filtrée avant sa distribution pour éliminer les microbes, après que l’unité mobile de traitement eut enlevé toutes les matières suspendues. « L’exercice de chloration est effectué le matin et le service scientifique de la CWA analyse la qualité de cette eau toutes les semaines », dit-il. En outre, le ministère de la Santé fait analyser des échantillons de cette eau dans des laboratoires indépendants. « Nous ne faisons aucun compromis sur la qualité de cette eau », affirme M. Nundoosing.
Auparavant, ces deux réservoirs de Côte d’Or étaient alimentés par la station de traitement de La Marie. Puisque celle-ci connaît des difficultés d’approvisionnement avec le réservoir de Mare-aux-Vacoas, où le niveau d’eau continue de baisser, c’est l’eau en provenance de la Rivière Terre-Rouge, traitée par ces deux unités mobiles, qui est devenue la principale source d’approvisionnement en eau potable dans cette région. « Sans ces deux unités mobiles et l’eau de la Rivière Terre- Rouge, il y aurait eu de grandes difficultés au niveau de la fourniture d’eau dans la région de St-Pierre », fait ressortir M. Nundoosing. Selon lui, le nombre de doléances des abonnés de la CWA a diminué dans cette région depuis la mise en opération de ces unités mobiles.
L’assistant inspecteur souligne que l’eau des rivières se perd dans la mer si on ne l’utilise pas. « Je suis conscient qu’il faut laisser une certaine quantité pour l’écosystème mais on peut également en utiliser une bonne partie. De cette façon, nous cesserons de dépendre du réservoir de Mare-aux-Vacoas. Actuellement, nous le sommes un peu trop », avoue-t-il. L’eau en provenance de Mare-aux-Vacoas prend un minimum de trois heures pour arriver à Côte d’Or. Les deux unités de traitement  permettent à la CWA d’éliminer le time delay factor et de desservir la population locale le plus tôt possible. « Au lieu de faire venir l’eau d’une distance de 20 km, on la prend près de chez nous à 3 km », dit Reaz Nundoosing de la CWA.
Bhishek Narain, Communication Manager à la CWA, explique que c’est la pression du manque actuel d’eau dans le pays, surtout au niveau de Mare-aux-Vacoas, qui a amené l’organisme à cette stratégie de proximité. « Cette stratégie sera permanente dans la mesure où les cinq unités mobiles de traitement d’eau, dont deux installées à Côte d’Or, deux autres à Palma et une à Yémen, vont rester. Elles vont réduire la dépendance sur Mare-aux-Vacoas et aussi la pression sur la station de traitement de La Marie », souligne-t-il.