Revoilà les coupures et les privations de cet élément essentiel à la vie… l’eau. A chaque saison, marquée par un déficit pluviométrique, ce sont les mêmes refrains qui nous sont jetés : les réservoirs sont en dessous de leur capacité, ne gaspillez pas l’eau, ainsi de suite. Et quand les vannes sont ouvertes pendant les heures quasiment indues, c’est un mince filet, ô miracle, qui dégouline de nos robinets. Et rebelote ! Vite, faisons appel aux experts étrangers, Singapouriens de préférence, à grands coûts pour les contribuables, pour qu’une fois encore, ils viennent nous dire que notre système de tuyauterie demande à être renouvelé, qu’il y a des fuites, des déviations illégales ! Pendant ce temps, les grands travaux à Bagatelle, dont le réservoir en construction est prévu d’assainir la situation drastiquement, sont stoppés ou presque. Après avoir englouti des millions de nos maigres ressources, voilà que l’on se rend compte que le sol engloutira l’eau que le réservoir, une fois complété, est censé capter. Comment ne pas se remémorer, douloureusement, qu’il y a à peine quelques mois une manne abondante d’eau nous était déversée des cieux avec la conséquence fatale que nous n’oublierons pas. Mais de captage, point !
Un peu plus de deux ans de cela, la même menace avait provoqué des commentaires et opinions dans la presse et suscité des questions à l’Assemblée nationale. Lisez plutôt :