« Jusqu’ici, de ce que j’ai vu, je suis satisfait des mesures prises par le ministère de la Santé pour empêcher l’introduction du virus Ebola sur le territoire mauricien ». C’est ce qu’a déclaré à la presse Wilson Gachari, expert délégué par l’Organisation mondiale de la santé pour valider le système de lutte contre le virus Ebola mis en place par les autorités locales. C’était mardi lors d’un atelier de travail à l’hôpital de Souillac.
Depuis lundi, l’expert de l’OMS est en mission officielle à Maurice. Après une première session de travail au ministère de la Santé lundi après-midi, l’épidémiologiste a participé mardi à un atelier de travail sur le National Preparedness Plan à l’hôpital de Souillac.
Ce document comprend la stratégie de prévention élaborée et implémentée par le ministère de la Santé. La stratégie concerne un plan d’action et de coordination, le contrôle aux deux points d’accès, le port et l’aéroport, la surveillance des passagers en provenance des pays à risques, la prise en charge des personnes infectées et la communication et sensibilisation.
L’expert de l’OMS a validé ce plan de préparation et d’action, tout en exprimant sa satisfaction de la façon dont les autorités locales sont en train de gérer la situation. L’atelier de travail a vu la participation des représentants du ministère de la Santé, ceux du National Disaster and Risk Management Committee et d’autres institutions gouvernementales, des syndicalistes et la presse.
Le délégué de l’OMS a également visité et approuvé le setting mis en place à l’hôpital de Souillac par le ministère de la Santé pour la prise en charge d’éventuelles personnes infectées ou suspectées d’être infectées. Ceci comprend une salle d’isolation, une unité de quarantaine et un laboratoire.
Quelque 4 000 équipements de protection destinés au personnel hospitalier ont déjà été acheminés à Maurice. Le personnel soignant aura droit à une risk allowance dans l’éventualité de l’introduction du virus Ebola à Maurice. Des discussions sont en cours pour finaliser le montant.
Intervenant lors de cet atelier de travail, le ministre de la Santé a déclaré que le gouvernement est en train de faire le maximum pour protéger le pays contre le virus. Lormus Bundhoo a demandé à tout un chacun de s’engager dans ce combat dans l’intérêt suprême du pays. « Il est important que la société civile soit ensemble avec nous, dont la presse qui a un rôle important à jouer dans la dissémination d’informations précises. C’est pour cette raison que la presse a été autorisée à assister et participer aux ateliers techniques par rapport à l’Ebola », a-t-il dit.
Le ministre de la Santé a aussi annoncé le recrutement de 75 Health Inspectors et l’installation d’une autre caméra thermique à l’aéroport.
Les principales mesures à ce jour comprennent l’élaboration d’un National Preparedness Plan, le renforcement du personnel à l’aéroport et au port où un système de surveillance strict prévaut, le suivi des passagers en provenance des pays à risque, l’aménagement d’une salle d’isolement pour la prise en charge des cas suspects à l’hôpital de Souillac, la publication et la dissémination des guidelines aux employés concernés et la mise en place d’une cellule de communication pour une dissémination régulière des informations sur l’évolution de la situation au public.
L’épidémie d’Ebola continue sa progression en Afrique de l’Ouest. Le dernier bilan en date du 19 août est de 1 229 morts, dont 84 décès survenus entre le 14 et le 16 août. Selon l’OMS, l’ampleur de l’Ebola serait « sous-évaluée » et le nombre de victimes serait bien plus élevé.