L'ICAC a été informé des mauvaises pratiques des pharmaciens
  • Selon elle, il y a eu « conflit d’intérêts » lors de l’exercice de sélection

Amrita Kistamah, ancienne directrice de l’Early Childhood Care and Education Authority (ECCEA), porte plainte contre la nomination de sa remplaçante. Celle qui a occupé ce poste de directrice jusqu’en 2015 n’avait pas vu le renouvellement de son contrat à l’arrivée du nouveau gouvernement. Ce qui ne l’a pas empêchée de se présenter lorsque l’appel à candidatures pour un nouveau directeur a été lancé. Estimant qu’elle a été lésée en raison d’un conflit d’intérêts impliquant un membre du board, elle a décidé de se tourner vers l’ICAC.

Dans la lettre qu’elle a adressée à la commission anti-corruption hier, Amrita Kistamah dit avoir répondu à l’appel à candidatures publié le 8 septembre 2017. Toutefois, elle n’a pas été appelée pour les entretiens, ce qui l’a poussée à porter plainte à l’Equal Opportunities Commission contre le ministère de l’Education. Elle estimait en effet posséder toutes les qualifications nécessaires pour le poste, mais dit ne pas comprendre pourquoi elle n’a pas été appelée. Suivant ces événements, le ministère avait décidé de ne pas aller de l’avant avec le recrutement.

Toutefois, le 15 mars 2019, un nouvel appel à candidatures a été lancé. L’ancienne directrice de l’ECCEA a décidé de faire acte de candidature une nouvelle fois, mais s’est retrouvée face au même scénario, se tournant donc une fois encore vers l’Equal Opportunities Commission.

Le ministère de l’Education a alors indiqué à la commission que le cas allait être considéré. Le 17 juin dernier, Amrita Kistamah a ainsi été appelée pour l’interview, prévue dix jours plus tard, et ce « en dépit du fait que les autres candidats avaient déjà été interviewés ». Elle dit relever également des « incohérences » dans ces procédures car, en 2017, elle n’avait pas été appelée pour l’entretien, alors que l’appel à candidatures était le même, ainsi que ses qualifications.

Dans sa lettre, Amrita Kistamah affirme que le poste a été offert à une dénommée C. A. qui, selon elle, « possède des qualifications inférieures et n’a pas l’expérience nécessaire ». De plus, dit-elle, le directeur du MIE, Om Varma, figurait parmi ceux qui ont interviewé les candidats, alors que la personne choisie travaillait à la même institution. Les candidats devaient également produire une “documentary evidence of all work experience”, ce qui veut dire, selon elle, que le “testimonial” de la candidate C. A. a été signé par Om Varma, et donc relève d’un “conflit d’intérêts”, dénonce-t-elle.

L’ancienne directrice de l’autorité régulatrice de l’éducation préscolaire demande ainsi à l’ICAC d’enquêter sur ce cas. Elle dénonce également des interférences « venues d’en haut » dans cette nomination et met également en cause un Senior Adviser. Elle a adressé la même plainte à la National Human Rights Commission, estimant que ses droits ont été lésés.

Il faut savoir que Amrita Kistamah est une ancienne candidate du Parti travailliste aux législatives de 2015, dans la circonscription No 20. Battue aux élections, elle a par la suite été nommée directrice du Pre-School Trust Fund, rebaptisé ECCEA. Elle a été décorée par l’État pour sa contribution dans le domaine éducatif en mars 2014.