En lançant The Bridge, le festival pluridisciplinaire d’éco-art prévu à Riverland, Tamarin, du 2 au 4 octobre, les équipes de Trimetys et de Rhizome ainsi que les artistes et bénévoles qui s’impliquent dans la démarche sont en train de construire un pont à multiples tabliers, à court et à long terme, en direction du monde artistique comme celui de l’écologie, à vocation locale et nationale à la fois, pour le grand public, les amateurs d’art comme de pratiques respectueuses de l’environnement. Et ce n’est pas tout puisque le coordinateur des quelque 50 concerts qui vont rythmer ces trois jours, Gavin Poonoosamy, promet aussi des artistes de la région et d’Europe, dont il révélera l’identité dans quelques semaines !
Trois jours de festival sur quatre sites tamarinois, un marché d’art et d’artisanat “eco-friendly”, environ 50 groupes musicaux qui devraient donner chacun un concert sur une des cinq scènes musicales, plus de mille heures d’ateliers d’art et d’artisanat orientés sur le recyclage et la permaculture et un NGO Challenge financé par les États-Unis impliquant une vingtaine d’organisations… L’éco-festival The Bridge est tout cela à la fois, véhiculant un concept hybride inédit à Maurice. La mobilisation commence à s’intensifier à l’approche des trois jours d’hyperactivité qui animeront Tamarin, à Riverland, Cap Tamarin, au Big Willy’s et sur la plage publique, les 2, 3 et 4 octobre prochains, dans près de deux mois.
Depuis deux mois aussi, cinq chefs d’équipe oeuvrent à animer des ateliers d’art et d’artisanat dont les mots-clés sont “upcycling” et permaculture. En résulteront à la fois les jardins, les décors et costumes de ce festival qui promet d’être fantaisiste. Les ateliers de création sont notamment alimentés par REX : entendez par là Re-using extravaganza, le centre de tri installé à côté des bureaux du promoteur immobilier et organisateur du festival, Trimetys, qui a été créé pour gérer et trier la collecte des déchets et objets usagés qui sont transformés ici depuis deux mois, en éléments de décor, de signalétique, de costumes et accessoires qui baliseront et animeront visuellement les quatre sites du festival.
« REX bouffe tout », s’exclame Armand Gachet, directeur artistique, avec Françoise sa compagne. « En ce moment, nous avons environ trois tonnes de matériaux qui attendent d’être transformés. Et ils le seront ! Il faut dire que les gens nous amènent de tout et on ne sait pas toujours quoi en faire du premier coup, comme l’autre jour lorsque nous avons reçu une télévision ! Les sponsors et différents partenaires nous amènent aussi des déchets recyclables. Nous avons sollicité Sotravic, qui nous aide à pré-trier tout ce que nous recevons… »