Le 3 mars 2014 marquera une étape importante dans le domaine du spectacle et de la créativité à Maurice avec l’ouverture du Baraka Cirq. Shaheen Saliahmohamed et Nicolas Ormazabal ont souhaité utilisé les arts du cirque comme activité corporelle mais aussi comme outil de développement personnel. Au travers des techniques, Shaheen, la Mauricienne, se distingue par la danse de corde et Nicolas, le Chilien, par la jonglerie, l’acrobatie, etc. Pour ce qui est de la formation, Shaheen est passée par la danse classique et la danse moderne pour affiner son jeu alors que Nicholas a assisté à de nombreux ateliers et s’est associé à un collectif de jongleurs. Après neuf d’absence à Maurice, le couple se met en piste pour apprendre le jeu et le spectacle – tout l’art du cirque – à des enfants et adultes (selon leur condition physique). Nos deux artistes s’inspireront de différentes techniques et mettront en pratique leur expérience acquise pour monter cette école de cirque, la première du genre à Maurice. Baraka Cirq sera située au 4e étage du Jade Court, à Port-Louis. Les cours s’adressent aux intéressés à partir de 10 ans. Il faut savoir que outre les activités corporelles, Shaheen et Nicholas mettent l’accent sur l’expression, la créativité, le développement de la personne.
Les Arts du cirque, grâce à ses multiples techniques, offrent une ouverture d’expression sans limite. Ils contribuent à l’éveil de la personnalité en permettant à chacun de développer à son rythme, son potentiel physique et créatif. Baraka Cirq ne sera pas une école qui se limitera à transmettre des savoirs ou qui renforcera l’obéissance, la dépendance etc. Il s’agit d’abord pour le couple de transmettre une passion. « C’est Nico qui a eu l’idée d’ouvrir cette école à Maurice.  Comme l’idée me convenait et d’autant plus que je n’étais pas rentrée à Maurice depuis 9 ans, j’ai voulu le suivre dans cette aventure. Nous sommes donc rentrés à Maurice en décembre 2013 et depuis on travaille sur notre projet », fait ressortir Shaheen. Pour l’heure, elle est à la recherche d’un espace pour des démonstrations en public. Elle fait appel aux autorités concernées pour la soutenir dans son apport à la culture. La danse aérienne est une des préoccupations majeures de cette artiste qui cherche le lieu idéal, avec un toit assez haut, pour nouer sa corde.
Baraka Cirq veut devenir un facilitateur pour les Mauriciens qui veulent se professionnaliser dans les arts du cirque. «  Nous voulons inviter des artistes de cirque renommés à Maurice dans le but de former nos élèves. Par ailleurs, nous voulons aussi fonctionner comme une école préparatoire pour permettre à nos élèves formés d’intégrer les grandes écoles de cirque. Nous voulons aussi aider les jeunes dans les démarches à entreprendre pour réaliser le rêve d’être admis dans une école de cirque professionnelle » déclare Nicholas en parlant des compétences attendues. Alors saurez-vous dépasser la recherche de la performance, la crainte de la chute?