Inventée par Louis Braille dans les année 20, le braille a connu au fil des années plusieurs évolutions, soutenues par les avancées technologiques. Petite visite à l’École Lizie dan Lamin, pour les découvrir.
« Nous fêtons chaque année, le 4 janvier, la journée mondiale du braille. Celui-ci est vital pour un non voyant ou malvoyant. Le braille est la manière pour un aveugle de lire et d’apprendre des choses comme un enfant normal. Tout ce que nous proposons à l’École est gratuit afin d’offrir à toutes les personnes ayant des problèmes de vue un moyen de voir », nous explique Sheila Sitaram, responsable de la branche éducation de l’École. « Le braille se compose de signes représentant les lettres et les signes de ponctuation ; ils sont formés par des points en relief. Les ressources de ce système sont multiples. Les chiffres et les signes mathématiques sont également représentés. L’écriture en relief est obtenue au moyen d’une tablette métallique portant de petites cuvettes, d’un cadre dans lequel on introduit le papier et d’une réglette portant deux ou trois rangées de fenêtres rectangulaires aux dimensions du caractère braille. Le papier est introduit dans le cadre, et l’opérateur, en procédant de droite à gauche, pique les points correspondant au caractère, au moyen d’un poinçon, dans chaque cellule de la réglette. Il existe des machines à écrire le braille. » Elle nous montre ensuite les nouvelles technologies utilisées pour le braille : « Maintenant nous avons des techniques moins manuelles, mais coûteuses en termes de machine », nous dit-elle. Devant nous, elle demande à sa collègue de nous faire une démonstration. La jeune femme prend un livre et en scanne une page sur son ordinateur puis elle l’imprime avec une imprimante spécifique qui réécrit la page en braille. Cette appareil permet à l’aveugle de pouvoir lire tout ce qu’il souhaite sans difficulté. Sheila Sitaram nous emmène ensuite dans les salles de classe où nous pouvons voir une belle bibliothèque avec des livres en braille. « Nous avons aussi des machines à écrire qui nous permettent d’écrire en braille. Mais le plus intéressant reste notre salle d’informatique. Tous nos ordinateurs ont une commande vocale permettant aux non voyants de les utiliser. Nous avons aussi des claviers en braille, je pense que le braille est très utile dans les cours d’IT, ces deux éléments marchent ensemble pour un aveugle ».
Poursuite de notre visite dans l’école, où nous rencontrons Fabienne, une jeune non voyante qui entreprend actuellement des démarches pour l’université. Elle nous montre un ordinateur de poche qui se compose d’un simple clavier à commandes vocales ce qui lui permet d’aller sur internet pour des recherches et de toucher des documents sur Word entre autre.
Reynolds Permal, le directeur de l’école Lizie dan Lamin, nous parle de l’école et ses projets : « Nous avons beaucoup de projets que nous voudrions mettre en place pour cette année, notamment le club de braille qui tous les samedis proposera de cours de braille et d’IT aux non voyants et malvoyants. Nous allons aussi mettre en place des cours de canne blanche et de locomotion afin qu’un aveugle puisse être autonome. Pendant les périodes de congé nous allons aussi ouvrir nos portes pour proposer ces cours. Des activités créatives comme le slam, le théâtre, la poésie et le sport ainsi que la musique sont favorisées au maximum afin que les enfants puissent trouver plus de domaines dans lesquels ils excellent et où ils peuvent s’épanouir. Nous voudrions aussi travailler avec des personnes du troisième âge et ainsi créer des activités où nous pourrions apprendre de leur expérience au bénéfice des plus jeunes. Lizie dan Lamin a pour objectif de faire de la vie de ces non voyants une vie normale et remplie de bonheur », conclut le directeur.