Après plusieurs mois d’attente, les étudiants de l’école de Médecine Louis Pasteur seront fixés sur leur sort à l’issue d’une réunion prévue ce lundi entre l’Université de Maurice, le Medical Council, la Tertiary Education Commission et le ministère de la Santé. Il s’agira de trouver une solution pour ceux ayant bouclé neuf années d’études mais qui sont toujours sans diplômes et de porposer une alternative à ceux dont la formation a été suspendue à mi-parcours. À noter que l’école de médecine Louis Pasteur est fermée et son directeur, le Dr Soorianarain Baligadoo, n’est toujours pas rentré au pays.
Les étudiants espèrent que la réunion de lundi soitpositive. « Nous avons été dans le flou depuis plusieurs mois, dans l’attente d’une solution en dépit des lettres adressées aux autorités concernées. Nous sommes soulagés d’apprendre qu’elles sont disposées à nous venir en aide », disent-ils. Ils demandent que l’Université de Maurice puisse trouver un moyen de prendre en charge leur formation.
Pour rappel, l’École de médecine Louis Pasteur a commencé ses activités en 2002 après avoir obtenu l’accréditation de la MQA sous l’égide du ministère de l’Éduction, puis de la TEC en 2006. Cependant, le 18 septembre dernier, l’école de médecine Louis Pasteur aurait reçu un courrier officiel de l’université de Lille l’informant de son intention de mettre fin à leur accord. Cette décision serait due au fait que l’année dernière, l’université de Lille aurait été informée dans une lettre que les cours dispensés à l’école Louis Pasteur n’étaient pas reconnus et que les étudiants ne pourraient faire leur internat dans les hôpitaux mauriciens.
L’école avait démarré ses activités avec 11 étudiants. Ils ont fait leur première année de médecine comme convenu à l’École Louis Pasteur et devaient par la suite partir pour l’université de Paris, avec laquelle l’EMLP avait un accord. Seuls deux étudiants avaient pu terminer leurs cinq années de médecine et devaient rentrer à Maurice en vue de leur internat. Et c’est à partir de ce moment que les problèmes ont commencé. Ce n’est qu’en cinquième année de médecine, en 2007, que certains auraient appris qu’ils n’allaient pas pouvoir faire leur internat en France. En droit français, seuls ceux ayant passé le concours de première année de médecine en France sont habilités à le faire. Après six années d’études, une année d’attente, deux ans d’internat et une année de thèse et encore 7 mois d’attente, ils ne sont toujours pas enregistrés en tant que médecin. Quant aux autres étudiants, ceux qui en étaient à leur sixième année d’études, ils ont été livrés à eux-mêmes, ne sachant pas s’ils pourront terminer leurs études. Jusqu’ici, c’était le statu quo.
Or, à la suite d’une réunion avec les parents, une rencontre était prévue le lundi 1er avril avec les autorités concernées. Mais, ce jour ayant été décrété jour de deuil national, elle a été reportée au lundi 8. Les étudiants espèrent qu’elle mettra fin à leur calvaire. À noter que le Pr Baligadoo n’est toujours pas rentré au pays alors que son école est fermée depuis des mois.