Un comité de soutien s’est constitué autour des parents de la petite H.V.N. qui n’a pu se faire admettre à l’école Raoul Rivet, Port-Louis. Il demande au ministère de l’Éducation de rendre publique la liste des régions se trouvant dans la catchment area de l’école ainsi que les noms des enfants qui y ont été admis en Std I cette année.
Des citoyens habitant la région de l’école Raoul Rivet, dont Salim Muthy, apportent leur soutien aux parents de la petite H.V.N. Ils insistent sur le fait que la fillette doit être admise dans cette institution car elle habite à 30 mètres de là. Dans une lettre qu’ils comptent remettre au ministre de l’Éducation cet après-midi, ils réclament des précisions sur la catchment area de l’école. « Il faut rendre publique la liste des régions concernées par cette catchment area ainsi que la liste des enfants admis en Std I », affirme Salim Muthy.
Ces derniers disent privilégier le dialogue afin d’éviter des traumatismes aux enfants fréquentant cette institution. « Si d’ici lundi, aucune solution n’a été trouvée, nous organiserons une grande manifestation devant l’école. »
Salim Muthy est d’avis que le cas de l’école Raoul Rivet aura un effet domino et que la question d’admission dans les star schools doit se faire dans la transparence. « Si tous les enfants admis ici habitent la région, comment se fait-il qu’il y ait autant de voitures et de vans scolaires devant l’école chaque jour ? »
Invité par Le Mauricien à réagir sur ce cas, Vinod Seegum, président de la Government Teachers Union (GTU) laisse entendre que la catchment area demeure un problème. « C’est un grand débat. Comment décide-t-on qu’une région est classée dans telle catchment area ou pas ? »
Le président de la GTU fait remarquer que dans certaines écoles, les classes sont pleines à craquer alors que dans d’autres, il y a à peine quelques enfants. « À l’école Némorin, Trou-aux-Biches, un seul enfant a été admis en Std I cette année. À Moka, il y a une quarantaine d’enfants pour l’ensemble de l’école. »
Il regrette également que l’admission dans les star schools ne se fasse pas toujours dans la transparence. « Il y avait des problèmes à l’école Otter Barry il y a quelque temps, puis on n’a rien entendu. »
Vinod Seegum rappelle que par le passé, l’admission des enfants se faisait à travers le registre électoral. Il se demande pourquoi on a arrêté ce système pour se fier aux factures d’électricité, notamment. Une autre piste sûre pour savoir où habitent les parents serait le registre de la Mauritius Revenue Authority (MRA), explique-t-on à la GTU.
Ce matin, les parents de la petite H.V.N. l’ont une nouvelle fois conduite à l’école Raoul Rivet. Ils maintiennent que leur enfant doit être admise à cette institution, malgré les directives du ministère de l’Éducation. La fillette a eu accès à l’enceinte de l’école sous la pression du comité de soutien. Elle a été prise en charge par une psychologue de la Child Development Unit (CDU).