Après le cas d’une fillette en possession d’un couteau la semaine dernière, l’école du gouvernement de Richelieu est une nouvelle fois dans l’actualité. Cette fois, c’est un jeune garçon de Std II qui s’est retrouvé avec un bras fracturé pour avoir refusé de donner son gâteau à un grand. Ce genre de cas serait devenu courant dans cette école ZEP et certains ne manquent pas de déplorer un manque de leadership.
Le bullying et le racket sont choses courantes à l’école de Richelieu où l’indiscipline gagne de plus en plus du terrain. La semaine dernière, le petit Ryan (prénom fictif) a dû recevoir des soins à l’hôpital après avoir été pris à partie par un élève plus grand que lui. Le garçonnet, actuellement en Std II, cédait habituellement aux intimidations et donnait son gâteau. Mais ce jour-là, il a décidé de résister. Ce qui a provoqué la colère de son assaillant qui lui a fracturé le bras.
Les parents et les enseignants se disent dépassés par les événements répétés de cette nature qui affectent la vie scolaire. Certains n’hésitent pas à dire qu’il y a un manque de leadership dans cette école, même si l’on reconnaît que d’autres écoles connaissent des problèmes similaires. « Nous aurions souhaité l’intervention des autorités pour mettre de l’ordre dans cet établissement. Les membres de la PTA collaborent activement et interviennent auprès de la communauté quand c’est nécessaire, mais par moments, on ne sait plus quoi faire », dit une source proche du milieu. D’ailleurs, l’année dernière, parents et membres du personnel avaient protesté après l’agression de deux enseignants.
Rappelons que la semaine dernière, dans la même école, un couteau avait été découvert sur une fille de CPE. L’affaire avait été référée à la Child Development Unit et depuis, l’enfant ne vient plus à l’école.
Sollicité par Le Mauricien sur la question, Saleem Choolun de la Government Teachers Union (GTU) dit être au courant de la situation à l’école de Richelieu. « Il s’agit en effet d’une école très difficile. Aucun prof ne veut aller travailler dans cette école. À tel point que l’année dernière, trois supply teachers y avaient été postés. De ce point de vue, il faut saluer et encourager ceux qui y travaillent en ce moment. Mais il est aussi important que le ministère leur donne le soutien nécessaire pour gérer la situation et non pas qu’ils se sentent délaissés. »
Saleem Choolun ajoute toutefois que l’école de Richelieu n’est pas le seul établissement à faire face à ce genre de problème. Il cite en exemple celui de la Cité Martial à Port-Louis, où la maîtresse d’école avait même dû interdire l’accès des parents dans l’enceinte de l’école pour prévenir les agressions.
Nous n’avons pu avoir une déclaration du ministère de l’Education à ce sujet.