Ils étaient voués à un bel avenir quand ils ont fait leur entrée au primaire. Mais cela a été la grande désillusion pour leurs parents quand ils ont constaté que leurs enfants avaient des difficultés d’apprentissage. Des enfants qui étaient relégués aux derniers rangs de la classe. Dirigés vers une école spécialisée, certains ont repris confiance en eux et ambitionnent de travailler un jour…
À notre arrivée à la Trochetia Special Primary School, les classes avaient débuté depuis plus d’une demi-heure. Même si tout semble calme, l’ambiance particulière à une école est palpable. Au cours de cette matinée, dans les deux classes que nous avons visitées, les cours sont consacrés aux mathématiques et à l’anglais. L’interaction est de mise; la participation des élèves est manifeste. Après avoir inscrit un devoir au tableau, l’enseignante suit le progrès de chacun en vérifiant tour à tour les cahiers de ses élèves.
Loin d’être différents des autres enfants de leur âge, les élèves de cette institution spécialisée ne sont pas moins brillants. Souffrant de learning disabilities, ils requièrent simplement une plus grande attention et un meilleur encadrement pour progresser. Certains sont d’anciens élèves d’écoles du mainstream. Leurs parents ont décidé de les placer dans une institution spécialisée à cause de leur retard dans leur scolarité. Les classes comportent des élèves de différentes tranches d’âges : ils sont regroupés en fonction de leurs aptitudes.
Les classes ne comptent qu’une vingtaine d’élèves au maximum, pour une population estudiantine de 54. Les cinq enseignants peuvent mieux accorder une attention particulière à chacun. Cela est privilégié dans cette institution, nous affirme Mary Savrimuthu, la directrice. Le rythme de travail est différent : il se fait en lien avec celui des élèves. La plupart parviennent à rattraper leur retard dans les études. Certains ont même réussi leur examen de sixième.