Le projet d’ouverture jusqu’à 18 heures des écoles maternelles pour permettre aux mamans d’aller travailler ne s’est jamais concrétisé. Le « Child Minding Service » a pourtant été annoncé en grande pompe par Xavier-Luc Duval lors d’un congrès des femmes du PMSD l’année dernière. Mais il semblerait que les parents ne soient pas intéressés…
La nouvelle a fait grand bruit l’année dernière. Mais c’était finalement une tempête dans un verre d’eau. Le « Child Minding Service » lancé pour venir en aide aux parents n’a pu démarrer au début du premier trimestre comme prévu. Pourtant, un comité avait été mis en place pour travailler sur les modes d’application.
Interrogée par Le Mauricien, Amrita Kistamah, directrice de Early Childhood Care and Education (ECCE) déclare que le projet Child Minding Service dépend de la demande des parents. « Nous essayons de sensibiliser les parents en leur expliquant les avantages d’un tel service, mais à ce jour nous n’avons aucune demande. »
Amrita Kistamah refuse toutefois d’admettre que le Child Minding Service a été abandonné. « Ce service fait partie de nos règlements… Il y a toute une procédure qui a été mise en place, mais il faut que les parents s’y intéressent. » La raison du désintéressement vient sans doute du fait que ce service devait être payant. Les parents doivent assurer les heures supplémentaires pour les enseignantes des écoles maternelles qui devaient elles-mêmes assurer le service.
Quant à la somme, Amrita Kistamah avance que tout dépendra du nombre d’enfants pris en charge. Le Pre-primary School Employees Union (PSEU) s’est de son côté opposé à cette formule, préférant bénéficier d’une prime d’encouragement du ministère de l’Éducation, comme cela se fait pour le Enhancement Programme.
Environ 32 000 enfants de 3 à 5 ans sont inscrits aux départements préscolaires du gouvernement cette année. La grande majorité des enfants de la maternelle fréquentent des institutions privées.