Les écoles spécialisées dans l’éducation des enfants handicapés souhaitent un dialogue rapide avec le ministère de l’Éducation au sujet de leurs demandes figurant dans un mémorandum qui a été envoyé. C’est en tout cas l’appel des participants de l’assemblée générale spéciale de la Federation of SEN Associations, qui s’est tenue samedi. Pour pouvoir organiser la rentrée 2014, et planifier la prochaine année scolaire, ces écoles veulent en effet savoir quel sera le montant des subventions qui leur seront allouées. Elles enverront une correspondance sur cette question cette semaine aux autorité concernées. Le personnel et les parents des élèves des écoles APEIM sont par ailleurs encore dans le flou quant à leur avenir.
« Ce n’est pas parce qu’il y a eu une augmentation du budget que les problèmes de ces écoles ont été résolus. Il y a des préoccupations et les responsables sont désespérés face à l’attitude des autorités. Ils demandent systématiquement au ministère de l’Education d’avoir un dialogue » explique Armoogum Parsuramen, conseiller auprès de cette Fédération. « C’est dans un esprit de dialogue et non de confrontation qu’on peut trouver des pistes de solutions aux problèmes fondamentaux » ajoute-t-il.
L’appel au dialogue a été  à nouveau lancé samedi dernier par les responsables et le personnel de ces écoles lors de cette assemblée spéciale où ils ont passé en revue le budget 2014 pour leur secteur. Mais le plus urgent pour eux c’est que le ministère de l’Education précise le montant que percevra chacune de ces écoles avant la fin de l’année de manière à ce qu’ils préparent la prochaine année scolaire. « Lorsque le ministre répète que notre secteur obtiendra Rs 60 millions, soit le double de la somme pour 2013, cela donne l’impression à la population que nous avons décroché le jackpot. Nous ne savons pas à qui cet argent sera alloué et combien chacun obtiendra. Chaque école a ses réalités et nous ne connaissons la formule que le ministère adoptera pour répartir cette somme » s’interroge une mère participant à cette réunion de samedi.
Une question nullement insignifiante et abordée lors de cette réunion de samedi dernier a trait au transport des enfants de leur domicile jusqu’à leurs écoles respectives. Il faut savoir que même si le transport est gratuit pour l’ensemble de la population estudiantine dans le pays la quasi totalité des enfants fréquentant les SEN Schools ne peuvent voyager par le transport public en raison de leur handicap. Ces enfants handicapés voyagent soit par taxi soit par van et les écoles dépensent mensuellement entre Rs 2000 et Rs 3000 ; ce qui constitue une grosse somme de leur budget courant. Or l’État ne rembourse aux écoles que 20% de cette somme. Et samedi dernier, l’assemblée a fait un plaidoyer pour que l’État rembourse l’intégralité de cette dépense de la même manière qu’il le fait pour les enfants fréquentant les établissements primaire et secondaire.
Un autre point fort de cette assemblée générale de la Federation of SEN associations concerne l’aide financière provenant du Corporate Social Responsibility Scheme. Les membres ont fait une requête samedi dernier au gouvernement pour un amendement aux guidelines du CSR de manière à permettre aux entreprises de financer à travers ce fonds des projets concernant les infrastructures. « Faute d’argent les écoles ne peuvent améliorer leurs infrastructures mais si elles obtiennent l’aide du CSR cela leur permettrait d’avancer à ce niveau. C’est possible d’amender les règlements du CSR dans le cadre du Finance Bill », souligne le conseiller de cette Fédération.
Par ailleurs, Armoogum Parsuramen est quelque peu « agacé » par des « commentaires malveillants » qui circulent au sujet de son engagement en faveur de l’éducation des enfants handicapés. Il maintient qu’il n’a « aucun agenda politique ». « J’ai déjà tourné la page sur la politique active et partisane. Mon engagement au sein de la Global Rainbow Foundation et auprès de cette fédération est uniquement dans l’intérêt des enfants avec un handicap. Qu’ils aient droit eux aussi à l’éducation et aux mêmes facilités que le pays offre aux autres enfants afin qu’ils puissent s’intégrer dans la société. Ma participation dans ce secteur est une contribution à mon pays pour tout ce que j’ai reçu » affirme l’ancien ministre de l’Education, qui a officié de 1983 à 1995.