Un problème économique structurel devra sans nul doute émerger lors des débats sur le budget 2017-18 présenté par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, jeudi dernier à l’Assemblée nationale. Au-delà de l’emballage social, avec notamment l’introduction de la Negative Income Tax, concept préconisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie, avec la contrepartie du solidarity levy de 5% sur les revenus imposables de plus de Rs 3,5 millions annuellement, la question de l’évolution de l’endettement national au cours de ces dernières années et jusqu’à la fin du mandat officiel du gouvernement MSM-Muvman Liberater demeure préoccupante à plus d’un titre. Certes, avec la dernière ligne de crédits obtenue de l’Inde de Rs 18 milliards, venant s’ajouter à la précédente assistance financière de la Grande-Péninsule, soit un montant de Rs 35,2 milliards, le chef du gouvernement a pu contourner sur le papier un premier écueil, éviter de les inclure au tableau officiel de la dette publique. Toutefois, les dernières indications publiées dans les budgetary estimates accompagnant le budget speech ramènent à la dure réalité avec les clignotants déjà au rouge à ce chapitre. La dette par tête d’habitant est estimée à quelque Rs 238 630, soit l’équivalent de la moyenne nationale des salaires par an, alors que la barre des Rs 200 000 n’avait été franchie pour la première fois que vers la fin de 2014.