En ce début d’année, Maurice a bénéficié d’une injection de Rs 1,1 milliard (27,3 millions d’euros) sous forme de “Grant” de l’Union européenne (UE) en guise de soutien au budget. C’est ce qu’a indiqué ce matin un communiqué officiel émis par la délégation de l’UE à Port-Louis.
L’UE souligne que ce don de Rs 1,1 milliard constitue le déboursement de la première tranche du General Budget Support Programme, Promoting Sustainable and Equitable Development Phase II (PSED II). Ce programme, qui a été signé entre le gouvernement et l’UE, porte sur enveloppe financière d’un montant de 88 millions d’euros, soit Rs 3,5 milliards.
Le déboursement de cette première tranche a été sujet à des “Key Performance Indicators” (KPI) agréés en 2013. L’UE fait comprendre que « the level of achievement of conditions and and key results expected under this programme allowed a full disbursement of the grant funding scheduled for 2013”. Ces “Key Performance Indicators” de l’année dernière sont
des “Open Tendering Procedures” pour la mise à exécution de projets d’une valeur supérieure à Rs 200 millions, que ce soit dans le secteur public ou encore engageant les corps para-étatiques,
la mise en place du Social Register of Mauritius en vue d’identifier les bénéficiaires des nouveaux programmes de protection sociale adoptés par le gouvernement, une revue systématique du Certificate of Primary Education (CPE) en vue d’un taux plus élevé d’admission au secondaire de même qu’une révision du système de certification et d’allocation de sièges au secondaire, voire encore la récolte sur une superficie de 500 hectares de cannes sous le Field Operations Regrouping and Irrigation Project et
des plans de restructuration pour deux corps parapublics visant à atteindre 5% de Return on Capital de ces sociétés.
Commentant le versement de cette somme de Rs 1,1 milliard au Trésor public, le chargé d’Affaires de l’UE Guy Samzun souligne : « While the initial results achieved in our budget support programme, especially in the areas of procurement, social aid, sugar reform, parastatal re-engineering and review of the Certificate of Primary Education exams are satisfactory, the impetus should be maintained for even bolder reforms to be made possible over the next two years under the same areas of the programme and beyond. »
Le représentant de l’UE ajoute que, jusqu’ici, le gouvernement a fait preuve de son engagement en vue d’adopter « some hard reforms which are essential steps on the way to achieve the objective of Mauritius of graduating from a Middle Income Country to a High Income country ».