La gestion efficace des ressources marine dans l’océan Indien passe par une meilleure coopération et une meilleure coordination entre les pays de la région, a soutenu ce matin le ministre de l’Économie océanique, Prem Koonjoo. Il procédait à l’ouverture un atelier de travail sur le thème Environnement durable et économie bleue au sein de l’Indian Ocean Rim Association (IORA).
L’atelier de travail sur l’économie bleue est organisé par l’IORA conjointement avec l’Afrique du Sud, qui préside l’organisation. Il permettra aux 21 États membres de partager l’information, les expériences et les meilleures pratiques en matière de durabilité de l’environnement et l’économie bleue dans la région de l’océan Indien, ainsi que d’aborder diverses questions liées aux changements climatiques et à la gestion des risques de catastrophe, ce qui est très préoccupant pour tous.
Comme devait le souligner Prem Koonjoo, les petits États insulaires sont plus vulnérables aux émissions de carbone, aux plastiques marins, à la litière et aux déversements d’hydrocarbures. « Les stocks de poissons, la pollution et le changement climatique ne sont pas contenus dans les limites nationales. Pour gérer nos ressources, nous avons besoin de la coopération des pays de l’océan Indien, ainsi que de lois et de traités juridiquement contraignants », souligne le ministre.
Prem Koonjoo reconnaît que le développement d’une économie océanique gérée durablement offrira d’importantes opportunités pour la croissance économique. « Cependant, une meilleure coopération et une meilleure coordination à tous les niveaux sont justifiées », a-t-il insisté.
Le ministre considère que les facteurs clés pour y parvenir seront la connaissance de l’océan, le transfert de technologie, la construction d’une économie océanique respectueuse de l’environnement et durable, l’investissement dans l’infrastructure et le capital humain, des incitations fiscales, la facilitation des investissements et des échanges et l’accès au financement.
Conformément à ces défis, le ministre a souligné que l’adaptation au changement climatique représente une priorité immédiate et urgente.
À cet égard, l’île Maurice reconnaît les cibles d’Aichi pour la biodiversité. « Sa mise en oeuvre est en cours d’élaboration et comprend un “Programme d’adaptation au changement climatique dans la zone côtière de Maurice” pour faire face à l’élévation du niveau de la mer et accroître la résilience climatique des communautés côtières ».
Le GM a pris diverses initiatives pour protéger et conserver l’écosystème océanique à travers la restauration des récifs coralliens à travers l’élevage de corail ; la surveillance régulière des écosystèmes des lagons et de la qualité de l’eau ; la mise en place d’aires marines protégées ; la mise en oeuvre de mesures visant à éliminer la pêche illégale ; promouvoir le développement durable des ressources marines et la mise en oeuvre des normes internationales et des pratiques de gestion. Le gouvernement procède également à la mise en oeuvre du projet du PNUD intitulé « Intégrer la biodiversité dans la gestion de la zone côtière de la République de Maurice ».
Prem Koonjoo a également souligné que le gouvernement encourage les sous-secteurs émergents de l’économie océanique. Ainsi, l’exploitation des eaux océaniques profondes et les énergies renouvelables marines sont encouragées.