L’histoire d’amour entre les courses et Gilbert Rousset commença en mai 1987, soit il y a plus de 25 années, avec un certain Magistrate piloté par Tobie Van Booma. Depuis, il y a eu d’autres moments forts au cours de la carrière de l’entraîneur qui, depuis 2009, domine la scène hippique avec trois titres de champion au cours des quatre dernières années. 600 victoires et la perspective d’engranger d’autres succès sur le parcours à venir.
Gilbert Rousset est le troisième à faire partie du cercle fermé de ceux qui ont ramené 600 vainqueurs et plus. Le premier « on the log » est Philippe Henry avec 655 réussites et qui a raccroché depuis plusieurs saisons déjà, suivi de son frère aîné Serge Henry qui compte 643 succès dans l’escarcelle. Ce qu’a réalisé Gilbert Rousset et son équipe est un long cheminement.
« On est obligé d’être ému. Oui, c’est un long parcours. 600 victoires pendant quelque 25 ans de carrière si on ajoute la période pendant laquelle j’avais pris un peu de recul quand les résultats n’arrivaient pas. Et on n’arrêtera pas de le dire, derrière tout ça, il y a bien sûr tous les membres qui font des investissements, tout mon personnel qui travail dur, il y a le jockey qui «deliver the goods», ensuite il y a Soodesh qui est mon assistant et dont c’est la 100e victoire car depuis ma 500e (Green Keeper) j’avais donné carte blanche à celui qui a été à mes côtés depuis le début. Je ne m’attendais pas à cette haie d’honneur de la part des membres mais c’est sympa de voir que c’est une écurie bien unie et qu’il y a un bon esprit d’équipe. Mon souhait le plus cher est que tout cela continue. »
Cette année 1987 restera à jamais mémorable pour Gilbert Rousset qui était alors l’entraîneur de l’écurie Maigrot qui avait comme Stable Manager Jean Hugues Maigrot. Outre le fait de remporter la Duchesse et la Barbé Cup avec Great Gusto, l’écurie Maigrot avait aussi remporté le championnat des écuries et Gilbert Rousset avait été sacré entraîneur champion. Pour une première, ce fut un coup de maître. Reste que Gilbert Rousset demeure toujours modeste dans le succès, ce qui fait sa force et qui commande aussi le respect.
17e journée 2011 — 17e journée 2013
1988 vit la naissance de l’écurie Gilbert Rousset, suite à la décision de Jean-Hugues Maigrot de passer du côté de l’administration du club. Ce fut suite à une demande d’une bande de copains que l’entraîneur prit le relais. Cette saison vit l’établissement remporter la Duchesse par l’entremise de Mr Speaker.
« Oui, c’est un «achievement» de remporter 600 victoires et j’espère être encore là pendant quelques saisons encore. Au sein de l’écurie je suis ce qu’on pourrait appeler le big boss. J’ai un entraîneur en la personne de Soodesh Seesurrun et il est à mes côtés depuis le début. C’est-à-dire qu’il a pris part à toutes mes victoires. Depuis le 16 juillet 2011, c’est lui qui s’occupe de l’entraînement. Il sait ce qu’il doit faire et effectue le planning pour que tout se déroule comme il faut. L’écurie a été sacrée championne en trois occasions après avoir pendant longtemps dû se contenter de la médaille d’argent. J’ai eu l’occasion d’avoir sous la main de très grands chevaux et le dernier en date n’est autre que Disa Leader et j’ai eu aussi le privilège de remporter plus d’une quinzaine d’épreuves classiques. »
Mais la force de l’écurie Rousset est sans nul doute son esprit d’équipe avec des membres bien soudés.
« L’écurie possède des membres fantastiques. Nous formons vraiment une très belle équipe. Que ce soit dans la victoire ou dans la défaite, l’ambiance est la même car l’écurie est toujours performante. Comme vous le dites vous-même, il n’y a que deux ans entre la 500e et la 600e victoire. Ce qui fait une moyenne de 50 réussites par saison. La coïncidence aura aussi voulu que ce soit lors de la 17e journée que l’écurie signe sa 600e réussite. C’est vraiment fantastique. Depuis quelques années maintenant, j’ai la chance de pouvoir voyager pour choisir les nouveaux chevaux. Tout le monde sait pertinemment bien que la réussite en dépend. Je suis bien guidé dans les choix et là je dois souligner que j’entretiens de très bonnes relations avec Mike de Kock. C’est un privilège. En parlant des nouveaux, ceux de 2013 ont commencé à montrer le bout du nez. Certains prennent plus de temps que prévu. Prenons Amazing Bolt par exemple. Après des débuts à tâtons, il a remporté deux courses d’affilée et on espère qu’il continue sur sa lancée.»
Pour ce qui est du championnat 2013, Gilbert Rousset n’en fait pas une priorité.
«La compétition est plus dure. Avec, à ce jour, 22 victoires dans l’escarcelle, nous serons ravis de pouvoir terminer la saison avec 40 succès. Je pense que cela est possible».