Enfin le bout du tunnel, serait tenté de dire l’entourage de M.Ramdin. Sevrée de victoires depuis le début des hostilités 2014, cette écurie tient enfin son premier gagnant de la saison. C’est Surprising Dream associé à Rye Joorawon qui a break the ice dans l’épreuve réservée aux Mauriciens samedi dernier.
« C’est un gros soulagement je dois le reconnaître, » lâche avec recul un Sailesh Ramdin visiblement requinqué mardi matin au training. « Surprising Dream, une over due win ? Pas vraiment. Si tout s’était passé correctement, j’estime que ce coursier aurait déjà ouvert son compteur au Champ de Mars lors de la 20e journée et le nôtre cette saison. Il avait joué de malchance. Cette fois, les conditions nous étaient favorables, même si Surprising Dream s’est montré encore green samedi. Je dirai aussi que c’était la victoire de Rye Joorawon, surtout dans les 50 derniers mètres ».
Shailesh Ramdin qui dit avoir eu à tout reconstruire après le double départ Jean-Michel Henry/Vikram Hurdoyal à la fin de la saison passée, se sent aujourd’hui libéré. « On a eu à procéder à une restructuration profonde au sein de l’écurie. On a renouvelé notre effectif à 85 %. Cela a pris son temps, même si je dirais que nous sommes légèrement en retard sur nos prévisions, soit notre première victoire en juillet 2014 ».
Officiellement nommé entraîneur en 2000, le fils de Mahess Ramdin avoue que « c’est ma pire première moitié de saison jamais vécue à mon poste, même si les données n’étaient pas les mêmes », mais estime que parallèlement le passage de 2014 lui servira d’excellente base pour la saison prochaine. « Nous composons avec nos moyens de bord, mais nous construisons sur du solide. Nous n’allons pas signer de jockey étranger. Rye Joorawon assurera le service jusqu’à la fin de la saison. Une douzaine de victoires ramenées jusqu’à décembre prochain suffiraient à notre bonheur ».
Même si l’écurie M.Ramdin reste lanterne rouge au niveau des gains, Shailesh Ramdin dit quand même avoir toujours le soutien total de sa famille et des membres de son écurie. « J’ai une pensée spéciale pour Richard Duval, Vishal Ramanah, Astanand Ramlagun et Roshan Ramkhelawon qui n’ont jamais baissé les bras ».