L’écurie Maigrot et son jockey Gérald Avranche ont le vent en poupe en ce moment. C’est le cas de le dire car pour la troisième semaine consécutive, ce duo s’est retrouvé dans le box des gagnants. Attendu avec Blue Berry dans l’épreuve de clôture, il n’a pas manqué le coche, même si la victoire a été longtemps à se dessiner.
« On avait quelques chances ici et là mais avec de mauvais numéros dans les boîtes de départ, ce n’était guère évident. Heureusement que Blue Berry nous a permis de terminer la journée sur une belle note », a déclaré d’emblée Gérald Avranche à sa sortie de la jockey’s room samedi après-midi. Nous commentant la course de ce coursier, le Français concéda que contrairement à la dernière fois, Blue Berry a dû puiser dans ses réserves pour s’imposer. « Il s’est beaucoup dépensé. Ils sont partis à un rythme régulier et il a beaucoup tiré. Vous remarquerez que j’ai mis du temps avant de le relaxer car il était un peu allant. Il est redevenu tendu dans la ligne d’en face mais je pense que c’est du fait qu’un adversaire m’est rentré dedans. Il a sauté sur le mors et s’est encore dépensé par la suite », a expliqué la cravache française qui devait préciser que c’est par la force des choses qu’il a dû passer à l’intérieur. « Je ne pense pas que c’est son fort car c’est un cheval qui n’aime pas qu’on casse son action. Mais vous savez, les courses de chevaux étant ce qu’elles sont, il faut vous adapter à toute sorte de situation », devait affirmer Gérald Avranche avec beaucoup de modestie.
Pour Hugues Maigrot, le fait que Blue Berry avait conservé ses belles dispositions après sa course victorieuse de la 14e journée, l’a motivé à l’aligner de nouveau samedi, même si l’opposition était sur le papier, plus coriace. « Il le fait au courage certes, mais l’important c’est qu’il gagne une bonne course », devait-il déclarer à chaud. Au vu du style dans lequel il s’est imposé, il va sans dire que Blue Berry, dont les propriétaires ont fait spécialement le déplacement de l’Afrique du Sud pour le voir courir, ne s’arrêtera pas en si bon chemin.
« M. Maigrot est très attentif avec ses chevaux »
Commentant la performance des autres coursiers qu’il a pilotés au cours de la 16e journée, Gérald Avranche devait déclarer que Lividus a été très décevant. « Il est sorti très bien des boîtes mais par la suite personne ne veut céder sa place. Je décide donc de le reprendre et d’avancer gentiment. Il me donne un bon parcours mais au dernier tournant, on est quelque peu incommodé par un cheval qui ne peut plus suivre la cadence. Je sors mon cheval et je reviens gentiment. Je me dis que ça va aller mais dans la dernière ligne droite, il reste en suspens, ne pouvant à aucun moment accélérer », a-t-il expliqué, une pointe de déception dans la voix.
En ce qu’il s’agit du favori Amaphupho, le jockey français a déclaré que ce fut une course sans fin. « On n’avançait pas. Quand quelqu’un a décidé de mettre du rythme, j’ai pris sa roue mais il est resté sans accélération dans la dernière ligne droite. Vous savez, ce sont des chevaux de caractère qui doivent avoir des courses très limpides pour bien faire ».
S’il s’est dit satisfait de la course de Code Rock « un coursier qui a besoin de plus de distance pour mieux faire », en revanche il est d’avis que Oceans Edge pouvait prétendre à mieux s’il avait bénéficié de meilleures circonstances dans le kilomètre de la quatrième course. « Il n’est pas mal sorti des stalles. Je décide de le ranger pour ne pas voyager trop en épaisseur. Après au dernier tournant, on a subi une gêne qui fait que je dois reprendre mon cheval. Et repartir dans ces conditions, ce n’est jamais évident. Mais il ne démérite pas. Je pense que sans cet incident, on aurait pu terminer beaucoup plus près. »
Maintenant qu’il est mieux à même de jauger les chevaux de son écurie, Gérald Avranche souhaite que la bonne série se poursuive. « Les chevaux sont dans l’ensemble plutôt bien. M. Maigrot se montre très attentif envers eux et je pense que c’est ça qui fait sa force. Il fait du bon boulot et cela commence à porter ses fruits. On ne peut que souhaiter que cela dure », a-t-il lancé plein d’optimisme.