La machine était grippée depuis la 28e journée, date de la victoire de Zip It. L’écurie Raj Ramdin a retrouvé le bon chemin grâce au succès de Starspangledbanner. Cette victoire a aussi permis à l’établissement d’offrir à Niven Marday son premier succès de la saison 2013. Un succès « tant attendu » après quarante-deux tentatives infructueuses pour la jeune cravache mauricienne.
Dès sa sortie de la jockey’s room, Niven Marday se dirigea vers les journalistes. « Je suis très content d’avoir enfin pu remporter ma première victoire de la saison », nous a t-il déclaré. Il fut même question de « délivrance » après avoir si longtemps broyé du noir.
Avec un palmarès aussi peu attrayant jusqu’ici, Starspangledbanner aurait refroidi les plus optimistes avant la deuxième course. Mais toujours est-il que ce fils d’Indigo Magic a fait taire les sceptiques en se montrant le plus fort sur le kilomètre samedi. Dès sa sortie des stalles, Niven Marday sollicita sa monture pour que celle-ci soit proche du pas. En effet, ce n’est qu’à partir de 600 mètres du but que le Mauricien cessa de lui filer les rênes. Idéalement placé en deuxième position, dans le sillage de Keep Walking, côté corde, Marday sollicita de nouveau sa monture peu avant l’entame de la dernière courbe. On vit le pensionnaire de Raj Ramdin refaire du terrain sur le fuyard, Keep Walking, avant de prendre l’ascendant sur ce dernier dans les ultimes mètres de la course.     
« J’ai suivi les instructions à la lettre. J’ai bounce mon cheval à l’ouverture des boîtes de départ. Il s’est mis en deuxième position, derrière Keep Walking, qui est bien plus rapide. Ensuite, Starspangledbanner m’a donné un bon kick afin de remporter la victoire »,  a indiqué Marday.
« Je savais que Starspangledbanner avait une petite chance. »
Selon notre interlocuteur, cette victoire n’était pas si surprenante que cela puisse paraître.
« Je savais qu’il avait une petite chance. Je m’étais dit qu’avec un si petit poids, il y avait quelque chose à faire. Il faut aussi reconnaître qu’il avait hérité d’une bonne ligne. »
De son coté, Raj Ramdin s’est dit revigoré après tant de déceptions.
« Vous conviendrez que c’est assez dur par les temps qui courent. Avec le temps qui passe, on n’y croyait plus. Les chevaux ont été tellement mal montés en maintes occasions. Je suis bien évidemment heureux de pouvoir ramener un gagnant. Je dois remercier tout d’abord le propriétaire qui a dépensé pas mal d’argent avec ce cheval. Il avait eu une colique assez grave en Afrique du Sud mais M. Dinesh Jaunky n’a jamais baissé les bras. Je suis très content pour lui. Pour moi, le kilomètre était un bon engagement et la décharge de Marday a fait la différence. »
Par ailleurs, à titre d’information, il serait bon de souligner que l’écurie Raj Ramdin porte plutôt chance au jeune apprenti. En effet, toutes ses victoires, soit quatre au total, on été remportées avec les chevaux de l’entraîneur en question. Et pour cela, Marday a remercié Raj Ramdin, qui lui « donne la chance de s’exprimer.»
Invité à en dire plus ce qui pourrait expliquer une échéance aussi tardive, Marday dira que: « C’était très dur cette année. La compétition y est de plus en plus rude. Pour couronner le tout, j’obtenais des chevaux qui n’avaient presque pas de chances de gagner. En effet, je montais des chevaux qui n’étaient bons que pour l’abattoir. »
De Young Royal, il ne put mieux faire qu’une neuvième place dans l’épreuve d’ouverture.
« Il a mal débuté. Sa tête était de travers dans les stalles, alors que le starter avait déjà donné le départ. J’avais pourtant dit aux handlers qu’il fallait attendre encore un peu. Il faut croire qu’ils ne m’ont pas entendu. »
Quant à Bongo Beat, il finit sur les rotules après une course menée sur des basses élevées. Si, d’une part, Marday fut d’avis que le parcours était trop long pour ses réelles aptitudes, il convient également de souligner que la tactique choisie n’était pas pour arranger les choses.
Interrogé à ce sujet, l’apprenti devait dire qu’il a déjà gagné en adoptant cette tactique. Mais il faut préciser que c’était sur un 1400m, alors que là, le cheval devait couvrir 1650m. Qui plus est, avec un Kite Surfer à son intérieur, la placement tête et corde était cher payé. Si cher que Bongo Beat termina à la sixième place à plus de neuf longueurs du gagnant Sheriff Marshall.